Da Fonseca : " Même en temps normal, Messi ne sort pas ! "

Da Fonseca : " Même en temps normal, Messi ne sort pas ! "©Media365
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Rédaction Sport365 : publié le jeudi 02 avril 2020 à 19h45

Difficile d'imaginer Omar Da Fonseca confiné. Le consultant vedette de beIN SPORTS, chantre de l'expression vocale à outrance, raconte sa nouvelle vie forcée et imagine aussi celle de... Lionel Messi. Pas tout à fait pareil.


Son confinement...

« Je m'ennuie, le football me manque. Je suis toujours content, on s'aperçoit qu'on peut vivre sans le football, mais c'est vrai que je vis moins bien cette période de doute. J'ai toujours baigné là-dedans, on discute du match, on l'attend, il y a cette frénésie. Et on joue, j'organise toujours des matchs normalement les lundis et jeudis midi, même à 60 ans. On rigole, on a besoin du football et de son plaisir, on a besoin de le sentir, de crier ! Là, je tape la balle chez moi contre un mur... Si tu veux jouer au tennis ou au basket, il faut un court ou une salle, or le football c'est tout le temps, partout et tout le monde ! On fait des émissions en ligne, mais il manque les polémiques sur une action. Le partage, la polémique, l'incertitude, on applaudit, on tacle, on s'énerve, ces choses qui nous font vivre de l'intérieur !

A part ces quelques rediffusions des anciens matchs de l'équipe de France, je n'arrive pas à en voir d'autres. Jean-Pierre Papin regarde deux ou trois films seul dans la journée, moi je ne peux pas. Si j'ai des émotions, il faut que ça sorte de manière spontanée. En 1970, en Argentine, mon père avait réussi à dégoter une télé pour le Mondial, on était 30 dans une chambre avec tous les cousins et amis ! C'était un argument, presque une excuse pour se retrouver. »

... Et celui de Lionel Messi !

« Il n'est pas à plaindre. Il fait beau, il a son jardin, sa piscine, sa salle de musculation... Et même en temps normal, toute l'année, il ne sort pas ! Il ne va jamais au cinéma ou au théâtre, il lit très peu. Il est presque confiné volontairement, il privatise des plages... Mais ce qui doit lui manquer, c'est l'entraînement, côtoyer ses coéquipiers. Quand on joue au football, je ne dis jamais qu'on va travailler, mais qu'on va s'entraîner. Par rapport à ceux qui bossent dans des endroits beaucoup plus difficiles ou risqués...

Ça reste un jeu. Surtout pour lui, qui nous fait sans cesse revenir à la cour d'école. Comme moi, il doit taper la balle, mais lui il a un jardin de 1 000 m² et moi je suis dans un appartement (rires) ! Mais c'est vrai qu'à travers l'imagination... Parfois, même quand je dors, je m'imagine des crochets, des super trucs. Le désir dépasse la réalité ! »

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