Révélations de Dugarry sur le Mondial 1998

Révélations de Dugarry sur le Mondial 1998©Media365

Rédaction , publié le lundi 28 mai 2018 à 08h36

Christophe Dugarry a fait plusieurs déclarations à propos de la Coupe du monde 1998, confirmant notamment avoir caché une sérieuse blessure pour jouer en finale.

Le Mondial 1998, chef d'œuvre du football français a été un calvaire pour Christophe Dugarry. Vivement critiqué pour son rendement en club, au Milan AC, Barcelone puis sur la période en cours à l'Olympique de Marseille, l'attaquant polyvalent raconte avoir énormément souffert dès l'annonce de sa présence dans la liste d'Aimé Jacquet : « Dès qu'elle est tombée, ça a été pire », se souvient-il, dans un long entretien accordé au journal L'Equipe. Nicolas Anelka et Martin Djetou restent à quai, lui va jouer la compétition en France. « C'était le pire moment de ma carrière. Je me souviens d'avoir croisé Jamel Debbouze dans un bar proche des Champs. Il avait fait un sketch où il était entré avec le maillot d'Anelka sur le dos et une mitraillette à la main 'Il est où Dugarry !' (...) Tout ça, c'était trop ! Tu ne pouvais plus allumer une télé ou une radio sans qu'on parle de moi ».

« Je n'imagine pas que Jacquet va me faire entrer »


Dans la liste presque par miracle, Christophe Dugarry imagine cirer le banc derrière Stéphane Guivarc'h et David Trezeguet. Le premier se blesse contre l'Afrique du Sud. « Je me dis que c'est dur, je ne tiendrais pas jusqu'en finale, les sifflets, ça devient même insupportable pour mes partenaires. Je suis la tête de Turc, et Aimé Jacquet aussi. Je libère tout avec ce but... On passe d'une émotion à une autre. Je n'imagine même pas une seconde que Jacquet va me faire entrer. Jamais, pas moi avant-centre ! ». Derrière, il est titularisé contre l'Arabie Saoudite (4-0), se blesse. « Il y a les sifflets, les ratés.... Tout est horrible. (...) Même mon père m'a demandé comment j'ai fait pour résister, je ne sais pas ». Puis la blessure à la fesse, une déchirure sur hui centimètres. « C'était presque un soulagement », lâche-t-il.


La blessure cachée en finale


L'action fait encore parler. L'équipe de France mène 2-0 en finale de la Coupe du monde 1998 contre le Brésil. Zinedine Zidane a déjà marqué deux fois. Le meneur de jeu des Bleus joue magnifiquement un une-deux avec Christophe Dugarry. L'attaquant se retrouve seul face à Cláudio Taffarel. Sa frappe, molle, pas cadrée, est encore le meilleur argument de ses détracteurs. « Si j'avais marqué le dernier but après avoir marqué le premier but.... J'en ai rêvé ». Derrière cette occasion manquée, un secret lourd à porter à ce moment-là : « Je ne dois jamais jouer la finale. Je me suis fait infiltrer trois fois entre la veille et le jour du match, pour ne plus avoir de douleur. Je lève la jambe, j'ai mal ». « Cette période m'a forgée », conclut le désormais consultant pour RMC.

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