Qualifs CDM 2018 - Bleus : Raphaël Varane a maintenant tout pour devenir le patron

Qualifs CDM 2018 - Bleus : Raphaël Varane a maintenant tout pour devenir le patron©Media365
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Geoffrey Steines, publié le mercredi 07 juin 2017 à 08h23

Au sortir d'une saison aboutie avec le Real Madrid, conclue sur un doublé Liga-C1 et une prestation sans faute contre la Juventus Turin samedi en finale de la Ligue des Champions (1-4), Raphaël Varane débarque en équipe de France pour y reconquérir sa place. Avec l'idée de s'imposer pour de bon comme le taulier dont rêvait Didier Deschamps quand il l'a lancé en 2013.

C'est peu de dire que Didier Deschamps était vite tombé sous le charme de Raphaël Varane. « À 19 ans, il dégage une maturité peu commune qui lui donne une grande aisance technique, avait expliqué le sélectionneur de l'équipe de France dès début mars 2013 au Parisien. (...) En plus, celui qui est sur le banc pendant qu'il joue, c'est le Portugais Pepe. Ce n'est pas Rintintin ! (...) A lui de maintenir ses qualités sur le long terme. Le haut niveau consiste avant tout à durer. » Le défenseur du Real Madrid ne comptait alors aucune sélection avec les Bleus, tutoyait à peine la cinquantaine de matchs en pro. Mais il y a eu comme un coup de foudre de DD pour le joueur formé à Lens, qui était de la toute première liste du successeur de Laurent Blanc, pour un amical contre l'Uruguay en août 2012 (0-0). A dix-neuf ans à peine. Varane a certes attendu jusqu'à ce fameux mois de mars 2013 pour honorer la première des 35 capes qu'il compte aujourd'hui. Mais il n'est plus sorti du onze-type depuis.
Deschamps : « Raphaël a un peu d'avance sur Samuel »
Il est fort probable que cela se vérifie encore pour le déplacement à venir en Suède, crucial dans la course à la qualification pour la Coupe du Monde 2018 (20h45). Peu importe que Varane ait manqué le dernier rassemblement sur blessure et que Samuel Umtiti ait toujours répondu présent quand le besoin s'en est fait sentir depuis qu'il a dépanné en charnière centrale pendant l'Euro 2016. « Je ne vais pas me plaindre d'avoir plusieurs joueurs de qualité, a soufflé Deschamps lundi en conférence de presse. (...) Raphaël a un peu d'avance sur Samuel du fait qu'il a un vécu, qu'il est là depuis la Coupe du Monde 2014. » Dans l'esprit du sélectionneur, le Lillois de naissance fait même partie des options prioritaires comme capitaine quand Hugo Lloris n'est pas sur le terrain. Pour preuve, il a porté deux fois le brassard à la rentrée, en Italie (1-3) puis en Biélorussie (0-0). Mais Varane ne dégage pas pour autant l'image d'un patron en équipe de France. Lui-même le sait, dans ce domaine se situe une bonne partie de sa marge de progression. « Je sais que je peux apporter plus au groupe par la parole et la présence », a-t-il reconnu mardi à Clairefontaine.
Varane enfin incontournable au Real
En ça, son excellent exercice avec le Real Madrid doit l'aider à franchir un cap. Parce que pour la première fois depuis son arrivée au club merengue, il a passé toute la saison dans la peau d'un incontournable aux côtés de Sergio Ramos, envoyant Pepe sur le banc et convainquant le Portugais de se trouver une porte de sortie cet été. Varane a disputé 39 matchs toutes compétitions confondues, dont 38 comme titulaire, et ce total aurait été bien plus élevé sans des blessures qui ont pourri sa deuxième partie de saison. Il a gagné en assurance et en autorité, tout en conservant ses qualités naturelles dans la relance et sur la lecture du jeu. Avec la confiance de Zinedine Zidane, qui avait fait le forcing auprès de Florentino Pérez pour son transfert en 2011, tout semblait plus facile. « Il a une grande expérience comme joueur, ça aide, a expliqué Varane. Il m'a demandé de prendre mes responsabilités avec le ballon, de plus communiquer avec mes partenaires sur le terrain. On a une très bonne relation, il n'hésite pas à me donner des conseils. »
Un garant de la culture de la gagne chez les Bleus
Sa finale de Ligue des Champions aboutie contre la Juventus Turin samedi dernier (1-4) a offert au Real Madrid son premier doublé Liga-C1 depuis 1958 et validé tous les progrès entrevus chez le joueur ces derniers mois. Elle a surtout fait entrer le numéro 5 du Real dans une nouvelle dimension. Avec trois Ligues des Champions, il est déjà l'égal de Raymond Kopa et de Karim Benzema, les deux seuls autres joueurs français à afficher un tel palmarès. « J'en très content, même si je ne réalise pas complètement. » Il dispose pourtant de l'un des plus beaux pedigrees de l'Hexagone, à seulement 24 ans. En six ans chez les Merengue, il a ancré en lui cette culture de la gagne si propre aux grands clubs et qu'il doit désormais transmettre à ses partenaires en sélection. « C'est vraiment important. Elle est très présente à Madrid, et en équipe de France aussi. » Une raison de plus pour ne pas se cacher chez les Bleus. Oui, il doit être le taulier de la défense pour la décennie à venir. Celui que Deschamps avait décelé en lui il y a déjà bien longtemps.

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