Pour les Bleus, un vrai combat

Pour les Bleus, un vrai combat©Media365

Rémi Farge, publié le vendredi 11 octobre 2019 à 07h15

En Islande, l'équipe de France s'attend à livrer un gros combat ce vendredi soir (20h45). Un combat dont il faudra sortir vainqueur pour se dégager la route de l'Euro 2020.



Battu en Albanie le mois dernier, l'Islande a rendu un fier service à l'équipe de France. Car c'est avec un peu plus de sérénité que les Bleus ont posé le pied sur l'île jeudi après-midi. Mais la prudence reste de mise chez des champions du monde qui n'ont pas le droit à l'erreur au regard des trois points d'avance qu'ils comptent sur leur prochain adverse. L'Islande, c'est une terre connue pour ses paysages, son ciel unique et ses soirées assez rudes à cette période l'année. Depuis quelques années, l'île est aussi célèbre pour sa sélection nationale, quart de finaliste à l'Euro 2016, puis qualifiée pour la Coupe du Monde 2018. L'une des plus imposantes forteresses du pays est d'ailleurs le stade Laugardalsvöllur. A l'intérieur, Erik Hamren et ses hommes n'ont pas perdu le moindre match qualificatif depuis six ans et demi.

DD n'est pas inquiet, mais...

« C'est une donnée importante, reconnait Raphaël Varane, qui sera capitaine en l'absence d'Hugo Lloris. Cela veut dire que c'est difficile de gagner ici. On le sait, c'est un adversaire très performant à domicile. On s'attend à un match difficile. Il fera frais, il y aura peut-être un peu de vent mais on doit d'adapter au contexte. » Didier Deschamps, qui était venu faire match nul ici même en 1998, a analysé le jeu des Islandais. Le sélectionneur français admet que l'adversaire des Bleus a « un comportement différent à domicile ». Mais n'allez pas croire pour autant que DD est inquiet, ce n'est de toute façon pas dans sa nature, comme il se plait à la répéter. Juste une manière d'indiquer que le scénario sera différent du match aller, facilement remporté par la France (4-0).

« Je ne suis pas inquiet mais je ne fanfaronne pas non plus », précise-t-il avec le sourire. Est-ce à penser que derrière une apparente décontraction, Didier Deschamps ne serait pas pleinement rassuré ? Il faut dire que le dernier match charnière disputé par ses hommes sur la route de l'Euro 2020, en Turquie, s'est très mal passé. Alors dans l'intensité et dans l'impact, les Bleus se savent particulièrement attendus face à une nation qui fait figure de référence en la matière. « On s'attend à un combat physique. Les coups de pied arrêtés font partie de leurs points forts. On devra répondre présents dans ce domaine », acquiesce Raphaël Varane, qui se souvient sûrement du match amical très pénible contre ces mêmes Vikings, en septembre 2018 à Guingamp (2-2).

Un pas de géant vers la qualif ?

« Lorsqu'elle joue chez elle, cette équipe a encore plus d'âme », renchérit Deschamps. Ce dernier n'est pas qu'un bon conteur d'histoires scandinaves. Le sélectionneur de l'équipe de France tient aussi et surtout ses comptes à jour, et sait que les Bleus peuvent faire un pas de géant vers la qualification en ramenant trois points de Reykjavik. « La forte motivation au départ est de faire en sorte, avec tout le respect que j'ai pour l'Islande, d'avoir un match qui puisse être décisif lundi (ndlr : contre la Turquie). Cela passe forcément par le match de demain (vendredi). Il est très important avant de basculer sur lundi. » Pour cela, il faudra accepter le duel et ne pas se cacher. Ou, plus simple encore, imposer son jeu. « L'impact athlétique ne fait pas marquer des buts » de toute façon. C'est Deschamps qui le dit...

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