Matuidi : " Je suis là et je veux en profiter "

Matuidi : " Je suis là et je veux en profiter "©Media365
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Julien Pereira, publié le jeudi 05 septembre 2019 à 17h50

Ce jeudi, Blaise Matuidi était également en conférence de presse. Le Turinois a évoqué son avenir et est notamment revenu sur sa décision d'arrêter sa carrière internationale après l'Euro.

Le premier match international est-il le plus difficile à préparer ?

Effectivement, ce n'est jamais évident. Il arrive après une longue préparation en club. Les organismes peuvent être un peu touchés et ce n'est pas un hasard s'il y a beaucoup de joueurs blessés. Ce n'est pas une période facile mais il ne faut pas que ce soit une excuse. Les 23 qui sont là doivent être performants pour gagner ces deux matchs. Ce même si ce n'est jamais évident de jouer l'Albanie. Les dernières rencontres que nous avons disputées face à cette sélection l'ont démontré. Mais on va tout faire pour gagner.

L'équipe de France a-t-elle l'obligation de remporter ses deux matchs, face à l'Albanie puis Andorre ?

On se doit de gagner ces deux matchs. On est l'équipe de France, on joue à la maison, devant notre public. On a à cœur de faire deux très bons matchs. Avec le maillot bleu, on joue tous les matchs pour les gagner. La défaite en Turquie a servi d'avertissement. On est passé à côté, on en est conscient. On a perdu des points face à une belle équipe, il faut le rappeler. Mais tout cela fait partie du passé, il faut s'en servir pour éviter de refaire les mêmes erreurs.

Beaucoup de joueurs habituellement convoqués sont blessés. L'équipe de France est-elle plus « prenable » désormais ?

Pas du tout. On a la chance d'avoir un vivier énorme avec beaucoup de joueurs de grande qualité. Bien sûr, des éléments importants sont absents. Mais les autres ont démontré, en club ou en équipe nationale, qu'ils pouvaient apporter beaucoup. J'ai une grande confiance en ce groupe. On est capable de gagner malgré les absences.

Sur l'année écoulée, l'équipe de France a perdu deux matchs, aux Pays-Bas et en Turquie. Est-ce l'intensité qui pose problème à l'équipe ?

Comme on dit, personne n'est parfait. On est conscient qu'on a des qualités, mais aussi des défauts. Le relâchement en fait partie. Sur ces matchs, nous avons manqué d'un peu de tout. Avec et sans ballon, on n'a pas fait ce qu'il fallait. Face à un adversaire qui vous rentre dedans, il faut trouver des solutions. On n'a pas su les trouver, collectivement et individuellement. A nous de ne pas répéter ces erreurs.

Pogba, Kanté et Ndombele sont absents. Qu'est-ce-que cela change pour vous ? Plus de responsabilités ? Un repositionnement ?

C'est au coach qu'il faut poser la question. Moi, je reste le même. Avec l'expérience que j'ai acquise en club et en sélection, j'ai forcément des responsabilités lorsque le coach me met sur le terrain. Je vais essayer de répondre présent, comme je l'ai toujours fait. Des joueurs importants ne sont pas là, mais d'autres ont déjà démontré de très bonnes choses en club. Je le répète, je fais totalement confiance au groupe qui est présent.

L'équipe de France joue-t-elle différemment avec et sans Mbappé ?

Tout le monde connait ses qualités. C'est un plus pour une équipe. Bien sûr, sans lui, l'équipe est différente car elle est privée d'un joueur extraordinaire. Mais il faut faire en sorte que cette absence ne soit pas préjudiciable.

Umtiti est en équipe de France alors qu'il est en difficulté au Barça. Que pensez-vous de sa situation ?

Samuel est un grand défenseur. Le Barça est un club où il y a beaucoup de concurrence. J'ai une grande confiance en lui et je pense que le coach aussi. Il est conscient d'avoir passé une année difficile, notamment à cause de sa blessure. En son absence, d'autres joueurs ont été performants. Il a une place importante en équipe de France, il a aussi été important dans des moments clés, que ce soit en qualification ou lors des grandes compétitions. Samuel a une grande expérience du haut niveau. Il reviendra encore plus fort quand on fera appel à lui. Mais tout cela fait partie du football. Seul le travail paie et lui est un gros bosseur.

Que penses-tu de Lenglet ?

Clément m'a énormément surpris. Je l'ai connu lors d'un match PSG - Nancy. Sa progression a été fulgurante. Lui aussi est très discret. C'est un défenseur qui relance bien. Il est très calme mais il sait aussi répondre dans les duels. Il fait lui aussi partie de l'important vivier de l'équipe de France mais sa progression m'a vraiment étonné. Il la doit à toutes ses qualités. A lui de continuer dans ce sens.

Comment s'est passée l'intégration de Mattéo Guendouzi ?

Il est assez timide et calme dans la vie. Sur le terrain, il a beaucoup d'aisance et de prestance, il ne se cache pas. Il a beaucoup d'avenir, à lui de continuer à travailler. En club, il a déjà démontré qu'il a beaucoup de talent. S'il est là, c'est qu'il a déjà réussi de grandes choses. Ce que j'ai vu de lui m'a impressionné. Et surtout, il a la tête sur les épaules.

A 32 ans, avez-vous atteint la plénitude de votre carrière ?

On peut toujours faire mieux. Il y a eu des moments où j'étais plus performant, mais je me vraiment sens bien. Comme je l'ai toujours dit, la Juve aide à bien « vieillir ». C'est pour cela que je suis heureux dans ce club.

Jusqu'à quel âge allez-vous jouer au football ? Pensez-vous toujours mettre fin à votre carrière internationale après l'Euro ?

Je ne me fixe pas de limite. Tant que mon corps me permettra de jouer, je continuerai. J'aime tellement le football. Quand j'arrêterai, cela me manquera. Donc je vais en profiter. Concernant les Bleus, j'ai peut-être dit une bêtise en disant que j'arrêterai après l'Euro. Je verrai avec le temps. Je suis là et je veux en profiter. Pour l'instant c'est France - Albanie et France - Andorre.

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