L'audace du changement n'a pas marché

L'audace du changement n'a pas marché©Media365

David HERNANDEZ, publié le vendredi 12 octobre 2018 à 09h06

Dans un match qui n'avait rien d'amical pour l'Islande, l'équipe de France a été bousculée et a dû s'en remettre à Kylian Mbappé pour revenir dans la partie (2-2). Pour Didier Deschamps, le turnover qu'il a voulu instaurer jeudi soir n'a fait que conforter son onze classique.

Le Roudourou avait mieux ses plus beaux habits pour accueillir l'équipe de France. Jeudi soir, le stade guingampais a eu du mal à jouer son rôle de douzième homme emporté par l'attentisme des Bleus mis en difficulté par l'Islande. Portés par la fougue de Kylian Mbappé, les champions du monde ont réussi à renverser la vapeur pour décrocher le nul contre la sélection insulaire (2-2). Rentré à trente minutes de la fin, la nouvelle coqueluche du public français a fait autant voire plus que beaucoup de ses partenaires en plus d'une heure. Sans le Parisien, censé être testé à la pointe de l'attaque mais finalement laissé sur le banc, et Blaise Matuidi préservé pour l'Allemagne, Didier Deschamps a fait le choix de l'expérimentation dans une rencontre amicale. Au sortir des 90 minutes, les choix n'ont pas été concluants. On dit souvent que les absents ont toujours tord cette fois-ci, ils ont marqué des points même s'ils n'en avaient pas vraiment besoin.

Toujours pas de concurrents à Matuidi


Dans un compartiment de jeu où l'afflux de biens ne manque pas, les ailes françaises n'ont pas refermé la question de la présence de Matuidi sur le côté gauche. Pour sa première titularisation en Bleu, Florian Thauvin a fait preuve de timidité et de déchets bien loin du joueur qui rayonne à l'OM. Son sélectionneur n'a d'ailleurs pas voulu l'enfoncer, lui trouvant même des excuses. « Pour Florian, c'était une première titularisation et il tombe sur un match où l'équipe n'est pas très bien également. Ousmane a fait des choses intéressantes, d'autres moins avec des pertes de balle. Il aurait pu être décisif sur certaines actions. ». En choisissant de faire tourner, Deschamps voulait tester, expérimenter mais surtout trouver des réponses. En rentrant sur Paris, l'ancien coach de l'OM n'est pas plus avancé. Ou alors si, il sait que son onze aligné pendant la majeure partie de la Coupe du Monde n'a que très peu de chance de bouger pour l'instant et qu'on ne pourra pas lui reprocher mis à part peut-être Benjamin Pavard, encore une fois en difficulté.

Kimpembe n'a pas confirmé


C'est finalement ce qui ressort le plus de ce match face à l'Islande. Plus que la partition générale bien en deçà de ce que la France nous avait habitués, les remplaçants habituels titularisés jeudi n'ont pas marqué de points. La « hype » de certains joueurs comme Presnel Kimpembe en a pris un bon coup au Roudourou. Le défenseur central, suppléant de Samuel Umtiti, a été fautif sur les deux buts islandais comme si son exclusion contre l'OL et ses trois matchs de suspension trottaient encore dans la tête du « Maestro ». Il est bien évidemment réducteur de dire qu'ils ont laissé passer leur chance mais les occasions laissées par Deschamps se font rares et les Steven Nzonzi ou Dembélé sont certainement destinés à rester sur le banc encore de nombreuses rencontres. Blessés (Umtiti) ou reposés (Hernandez, Matuidi, Kanté), les absents ont conforté leur place dans le groupe bleu plus que par leur simple statut de champions du monde.

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