Koscielny à cœur ouvert

Koscielny à cœur ouvert©Media365
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David HERNANDEZ, publié le dimanche 14 octobre 2018 à 20h29

Obligé de déclarer forfait à un mois de la Coupe du Monde à cause d'une rupture du talon d'Achille, Laurent Koscielny s'est livré avec sincérité sur sa blessure, son amour pour les Bleus et le titre de champion du monde.

On l'avait quitté en pleurs sur lors de la demi-finale de la Ligue Europa contre l'Atlético de Madrid. Il y a cinq mois, Laurent Koscielny tirait un trait sur sa fin de saison et sur une Coupe du Monde à cause d'une rupture du talon d'Achille. Le défenseur central d'Arsenal a donc vécu de loin le sacre de la sélection de Didier Deschamps, un effectif dont il faisait encore partie quelques semaines plus tôt. « La blessure a été dure à encaisser mais la suite a été encore plus dure parce qu'ils ont gagné la Coupe du Monde. J'ai un côté égoïste là-dessus car j'aurais pu faire partie de cette aventure. J'aurai çà en tête jusqu'à la fin de ma vie. Je ne sens pas champion du monde. Personne ne pourra se mettre à ma place. J'étais super content pour eux mais dégoûté aussi », a-t-il déclaré au Canal Football Club.

Gravement blessé, l'ancien Lorientais vit actuellement la plus grosse blessure de sa carrière. Mais plus que la blessure physique, c'est surtout une blessure mentale qui lui mange son quotidien. « La victoire en Coupe du Monde a certainement fait plus de mal psychologiquement que la blessure. La Coupe du Monde restera comme une étape noire de ma carrière et de ma vie », poursuit-il plein de sincérité. Le titre mondial en travers de la gorge malgré le fait d'être aller en Russie pour la finale, Koscielny ne reviendra pas sur sa décision quand il affirmait que la Russie serait sa dernière compétition avec l'équipe de France. « Je pense avoir donné ce que je pouvais aux Bleus. J'ai 33 ans, j'ai fait 2 Euros et une Coupe du Monde donc pour moi ma blessure n'a rien changé. Les Bleus c'est fini pour moi. »

La page France tournée, le défenseur central (33 ans) est maintenant concentré sur son retour sous le maillot d'Arsenal et sur le fait de revenir à 100% après cette grosse blessure. Criant de sincérité dans cette interview à Canal Plus, « Kos » ne s'est pas caché sur sa rééducation et sur la part sombre dont il a fait preuve auprès de ses proches. « Une blessure, ça te rend fort mentalement. Je suis allé en rééducation à Saint-Raphaël mais ce n'était pas des vacances. J'ai travaillé dur, longtemps quitte à mettre ma famille de côté, avoue-t-il en pleurs. J'ai été égoïste dans un moment de ma rééducation, j'ai pensé à moi alors qu'il y avait des gens autour de moi qui voulaient m'aider. » Comme il l'avoue lui-même, il y a maintenant « le Laurent d'avant et le Laurent d'après blessure » mais toujours aussi combattant.

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