Déjà un premier tournant pour les Bleus

Déjà un premier tournant pour les Bleus©Media365
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Rémi Farge, publié le lundi 25 mars 2019 à 07h10

Leader de son groupe grâce à sa large victoire en Moldavie vendredi (1-4), l'équipe de France accueille un adversaire d'un autre calibre ce lundi soir au Stade de France (20h45) : l'Islande.



Il s'agira de la troisième confrontation entre les deux équipes en trois ans, après un quart de finale de l'Euro 2016 remporté haut la main, et un match amical décevant qui ne remonte qu'au mois d'octobre dernier (2-2). A Guingamp, pour leur première sortie en province avec deux étoiles, les Bleus étaient passés à côté de leur match et n'avaient dû leur égalisation qu'à une grosse entrée de Kylian Mbappé dans la dernière demi-heure. « Même si c'était un match amical, eux avaient joué à fond et nous n'y étions pas. Je connais la qualité de cette équipe islandaise, je ne m'attends pas à moins demain (lundi), donc ce sera à nous d'être plus performants, ce qui ne sera pas difficile par rapport à octobre », a confié Didier Deschamps en conférence de presse dimanche.

Deschamps : « On aura du répondant »

Entre les lignes, le discours est clair : compétiteur qu'il est, le sélectionneur a encore en travers de la gorge ce match raté par ses joueurs, même s'il ne s'agissait que d'une rencontre amicale. « On avait peut-être montré un peu de suffisance », a d'ailleurs reconnu Hugo Lloris. Cette fois, le contexte est différent et la réception de l'Islande s'inscrit dans le cadre des éliminatoires de l'Euro 2020. Pas au mieux depuis un an, les Islandais ont bien démarré leur campagne en faisant le boulot en Andorre vendredi (0-2), mettant fin au passage à une série de quinze matchs sans victoire.

« L'Islande ne lâche rien, on aura du répondant, c'est sûr », prévient Deschamps. Par rapport à la Moldavie, les Bleus vont effectivement changer de calibre pour ce retour au Stade de France. « L'adversaire est de meilleure qualité. On va avoir affaire à une équipe athlétique, dangereuse sur les coups de pied arrêtés. On n'a pas droit au moindre relâchement au très haut niveau », confirme Lloris. Voilà pourquoi le onze de départ devrait être très proche, voire identique, à celui qui s'est imposé à Chisinau la semaine dernière. Histoire de surfer sur ce premier succès de l'année pour entretenir une dynamique de victoires et de confiance.

Aller en Turquie avec six points

Mais surtout, dès la deuxième journée de ces éliminatoires, l'équipe de France dispute peut-être un match décisif. Car avec la Turquie, l'Islande semble la seule équipe capable de menacer sa qualification pour le prochain Championnat d'Europe. « Tous les matchs sont importants, et encore plus quand on est sur une confrontation directe avec les autres favoris du groupe, comme l'Islande et la Turquie », admet le capitaine des Bleus. Fidèle à lui-même, le portier de Tottenham n'ira pas plus loin et s'empressera de préciser que « tout ne se joue pas sur ce match ». Mais il a raison. Comme quand il répète son ambition de « finit premier du groupe et d'obtenir la qualification le plus tôt possible. » Raison de plus pour aller en Turquie, début juin, avec six points en poche et un premier concurrent à distance.

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