Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le mercredi 15 juillet 2026 à 18h36
Samedi, l'équipe de France va finir sa Coupe du monde en essayant de prendre la 3e place du tournoi.
L'équipe de France ne remportera donc pas cette année la Coupe du monde pour la 3e fois de son histoire. Aux portes de la finale, elle s'est cassé les crampons sur cette formidable Espagne (0-2) qui ne l'a jamais laissé espérer, mardi soir à Arlington, dans la banlieue de Dallas où l'univers était bien trop impitoyable. Il n'y avait vraiment rien à faire pour ces Bleus-là, trop insuffisants dans tous les domaines, contre cette Roja-ci, au collectif remarquablement huilé .
Les hommes de Didier Deschamps ne seront pas au rendez-vous du dernier match de cette 23e édition, dimanche à East Rutherford. Mais ils ne rentrent pas encore à Paris... Leur Coupe du monde n'est en effet pas tout à fait terminée. Ayant été battus en demi-finales, ils ont encore un match à jouer : celui de la petite finale. Autrement dit celui de la 3e place. Oui, il y a encore un peu d'enjeu et une breloque à décrocher.
Le quadruplé de Fontaine et ses 13 buts en 1958
Et, si vous voulez tout savoir, historiquement, cela se passe en général assez bien pour les Bleus quand ils ont eu à concourir pour le podium d'un Mondial. Par 3 fois dans le passé, ils ont disputé ce match de classement. Et à 2 reprises, ils ont gagné. Ils ont donc 66,6 % de réussite à ce niveau de la compétition. Un joli chiffre. On doute quand même que cela réjouisse Kylian Mbappé et ses partenaires, terriblement déçus depuis mardi.
En 1958, l'équipe de France avait atteint le dernier carré d'une Coupe du monde pour la première fois. À Solna, les Bleus d'Albert Batteux, emmenés par Just Fontaine, Raymond Kopa, Roger Piantoni, Jean Vincent et Robert Jonquet avaient subi la loi du Brésil (2-5) du jeune Pelé (auteur d'un triplé à 17 ans), Didi et Vava. 4 jours plus tard, ils avaient achevé la compétition de très belle manière à Göteborg en corrigeant la RFA (6-3). Fontaine avait planté un quadruplé et atteint le total de 13 buts sur ce Mondial suédois, un record qui tient toujours.
Pas remis du cauchemar de Séville en 1982
24 ans plus tard, la bande aux deux Michel, Hidalgo et Platini, ne s'était pas remise de sa terrible élimination contre cette même Allemagne de l'Ouest aux portes d'une finale qui lui tendait les bras (3-3, 4-5 aux tirs au but), le 8 juillet 1982 à Séville. 2 jours après, les Français avaient bien ouvert le score contre la Pologne à Alicante grâce à René Girard dès la 14e minute. Mais ils avaient ensuite été renversés et battus (2-3).
Sortis la tête haute en 1986
Enfin, en 1986, les Bleus dirigés par Henri Michel avaient conclu la tête haute leur Coupe du monde au Mexique. Dominés, encore, par la RFA (0-2) après leur match fantastique en quarts contre le Brésil (1-1, 4-3 t.a.b.), les Tricolores avaient pris le meilleur sur la Belgique après prolongation (4-2) grâce à des réalisations de Jean-Marc Ferreri (27e), Jean-Pierre Papin (43e), Bernard Genghini (104e) et Manuel Amoros (sur penalty, 111e).













