Aurélien Canot, Media365 : publié le mardi 12 mai 2026 à 12h23
Après avoir été élu lundi meilleur gardien de but de Ligue 1 à seulement 21 ans, Robin Risser espère que c'est toute sa semaine qui sera rêvée. Avec au programme mercredi le choc à Bollaert face au PSG et le lendemain l'annonce des Bleus retenus pour la Coupe du monde. Le portier lensois croise les doigts pour que Didier Deschamps lui réserve une "belle surprise".
Robin Risser, suivrez-vous l'annonce de la liste de Didier Deschamps pour la Coupe du monde avec attention jeudi ?
Oui, comme un fanatique de football, bien évidemment que je vais la regarder. Et pourquoi pas avoir une belle surprise
Ce serait une deuxième bonne nouvelle pour vous après ce trophée de meilleur gardien de L1 ?
La deuxième bonne nouvelle, ce serait une victoire contre le PSG alors. En tout cas, c'est comme ça que je vois les choses. Jeudi, ce serait un bonus. Le plus important pour moi, c'est le club et le RC Lens dans un premier temps. Et battre le PSG mercredi, ce serait une très belle deuxième bonne nouvelle.
Pensez-vous que vous serez toujours à Lens la saison prochaine pour le grand retour du club en Ligue des Champions ?
Oui, c'est vraiment l'objectif de continuer au club. C'est un club où je me sens moi-même, où je me sens aimé et considéré à ma juste valeur. C'est aussi un club qui m'a fait confiance quand d'autres ne l'ont pas forcément fait. Donc je lui suis redevable et reconnaissant par rapport à ça.
Si c'est le cas, comment appréhendez-vous cette perspective au regard de votre évolution ?
La perspective, c'est de découvrir une compétition européenne, la plus prestigieuse de toutes, avec un magnifique maillot dans un magnifique stade. Cette nouvelle saison ne nous offrira que de belles choses, mais il faut d'abord finir l'actuelle, que nous avons bien entamée.
Risser : "Si on m'avait dit ça en début de saison, je n'y aurais pas forcément cru"
Imaginiez-vous, enfant, devenir un jour le meilleur gardien du championnat de France ?
J'étais un enfant rêveur, donc oui, j'espérais gagner ce type de trophées. Maintenant, c'est chose faite. Peut-être que si on m'avait dit ça en début de saison, je n'y aurais pas forcément cru. C'est le fruit d'un travail de longue haleine et de beaucoup de sacrifices. Je suis très heureux d'être récompensé par ce trophée-là sur le plan individuel, mais c'est vraiment le fruit d'un travail collectif et d'une récompense collective due à notre très belle saison.
Comment s'est construite votre relation cette saison avec un nouvel entraîneur des gardiens (Cédric Berthelin) ? Retenez-vous certains conseils qu'il a pu vous donner et qui ont permis de vous faire progresser ?
Cela s'est construit très simplement. Les gens du Nord sont très accueillants et très chaleureux, donc j'ai été tout de suite mis dans les meilleures conditions. Malheureusement, je suis arrivé blessé. Mais c'est peut-être aussi quelque chose qui m'a fait du bien, car ça m'a permis de connaître les gars en dehors du terrain et les hommes avant les joueurs. C'est quelque chose qui m'est cher. Cédric a tout de suite été très bien avec moi, il m'a tout de suite mis en confiance. Ensuite, à partir du premier entraînement que j'ai effectué avec lui, je n'ai pas eu vraiment le temps de réfléchir vu que le championnat commençait deux semaines après. Les chose se sont faites simplement et assez tranquillement.
En quoi Pierre Sage n'est pas un entraîneur comme les autres et mérite ce trophée de meilleur entraîneur de la saison ?
Je ne fais pas trop attention à tout ce qui est budget et finances, mais quand on voit le budget du RC Lens et l'équipe qu'on lui a mise entre les mains, très peu nous auraient imaginé à cette place-là. Même nos propres supporters ne pouvaient pas espérer une si belle saison. Il a su fédérer un groupe et faire fonctionner les individualités au service du collectif. Et on sait que ce n'est jamais simple. C'est un très grand entraîneur, un très grand tacticien et surtout une très belle personne.













