Bleus : Pourquoi Barthez et Lizarazu riaient pendant la Marseillaise

Bleus : Pourquoi Barthez et Lizarazu riaient pendant la Marseillaise©Media365
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Thomas Siniecki : publié le jeudi 02 juillet 2020 à 16h40

Durant leur grande époque commune en équipe de France, Fabien Barthez et Bixente Lizarazu étaient scrutés durant l'hymne national à cause de leurs fous rires récurrents. Il est aussi question de Lilian Thuram.



Se souvenir de l'Euro 2000, remporté il y a 20 ans jour pour jour par l'équipe de France, c'est aussi l'occasion de se replonger dans les fous rires récurrents de Bixente Lizarazu et Fabien Barthez lors de la Marseillaise. « J'avais besoin du sérieux de Lilian Thuram, qui était à 3 000%, et de la relaxation, du sourire ou de la petite connerie de Barthez, explique l'ancien latéral gauche au Figaro. Une relaxation apparente, car c'est un perfectionniste. Pendant cinq secondes, on sortait du match, ça nous faisait du bien. La Marseillaise, pour moi c'était un peu comme le haka, mais je ne voulais pas me retrouver en larmes. Quand tu te laisses dépasser par l'émotion, c'est chaud. Il me rééquilibrait avec un mot décalé, une bêtise. »

Barthez : « Quand Liza me serrait sur le côté, ça me faisait du bien »

L'ex-gardien de but, de son côté, assure aussi que « c'était une façon de s'équilibrer » : « Le petit regard, un mouvement de tête et on se comprenait. La pression, je l'avais autant qu'eux, mais je la vivais différemment. Une Marseillaise, c'est énormément d'émotion, ça peut te bloquer la respiration. Il me fallait presque pas l'écouter, pour ne pas ressentir cette émotion qui te pète les jambes. Quelque part, quand Liza me serrait sur le côté, ça me faisait du bien. » Barthez avait notamment ri lors de la Marseillaise avant la finale du Mondial 98 face au Brésil (3-0).



En 2016 puis en 2018, Didier Deschamps avait été sommé par les journalistes islandais de s'expliquer à propos du fou rire collectif, clairement provoqué par Barthez et Bixente Lizarazu, avant Islande-France en 1999 (1-1 en éliminatoires de l'Euro 2000). Un ténor local avait interprété l'hymne de façon originale, « spécifique » pour reprendre les termes du sélectionneur : « Ce n'était pas du tout un manque de respect, mais c'était déplacé. Je ne cherche pas à me justifier. Cependant ça appartient au passé, nous respectons beaucoup les Islandais. »

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