Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le mercredi 15 juillet 2026 à 17h39
Rentré sur le terrain à la 30e minute suite à la blessure de William Saliba, Maxence Lacroix a prononcé un mot auquel beaucoup pensaient après le non-match des Bleus face à l'Espagne (0-2) en demi-finale de la Coupe du monde 2026.
Quelques heures plus tard, c'est toujours dur... Après un départ canon de leur formation favorite à la Coupe du monde, les supporters de l'équipe de France s'étaient pris à rêver d'une 3e étoile sur la tunique bleue à partir du 20 juillet. Les joueurs de Didier Deschamps avaient enquillé 6 succès (3-1 contre le Sénégal, 3-0 face à l'Irak, 4-1 vs Norvège, 3-0 aux dépens de la Suède, 1-0 face au Paraguay, 2-0 contre le Maroc), jouaient avec brio sous l'impulsion d'un quatuor offensif Dembélé-Olise-Doué (ou Barcola)-Mbappé de feu, la défense et le milieu étaient redoutables, la confiance au plus haut... Et puis, tout s'est fracassé contre cette satanée Roja, bien plus forte que ces Bleus qui n'avaient pas encore affronté un « gros » adversaire dans ce Mondial et qui n'ont rien pu opposer de potable à la Roja, première équipe qualifiée pour la finale de cette 23e édition (2-0) et officielle bête noire des Tricolores.
Maxence Lacroix n'aurait pas dû disputer cette demie sauf pépin, et ce désagrément est justement survenu avec la blessure au dos de William Saliba. Apparu sur la pelouse d'Arlington dès la 30e minute, le défenseur central de Crystal Palace a fait ce qu'il a pu, mais comme tous ses coéquipiers, c'était bien insuffisant.
« On part quand même la tête haute avec ce qu'on a proposé au cours de cette aventure »
Le gaillard de 26 ans était évidemment désappointé après sa 6e cape. « Il y a beaucoup de déception. On était proches du but, on a joué contre une belle équipe d'Espagne et on a essayé de donner le maximum », a confié Lacroix qui parlait tout de même d'une sortie la « tête haute ». « Aujourd'hui, ce n'est pas passé comme on voulait mais on part quand même la tête haute avec ce qu'on a proposé au cours de cette aventure. »
Le défenseur, convoqué surprise de la liste de Didier Deschamps, a ensuite prononcé un mot qui revenait dans beaucoup de bouches suite à ce non-match et la pire demi-finale de l'histoire disputée par une équipe de France au Mondial (après celles de 1958, 1982, 1986, 1998, 2006, 2018 et 2022). Celui de « gâchis ». Il n'a pas voulu « aller jusque-là » mais il l'a dit, et on ne peut franchement pas lui en vouloir.
« Ça va nous aider à relever la tête et à avancer »
« Je ne vais pas aller jusqu'à parler de gâchis, mais c'est vrai qu'avec notre potentiel et nos joueurs, on s'imaginait aller plus loin », a lâché Lacroix, ajoutant : « On veut garder le positif de cette belle aventure mais c'est encore une fois assez difficile de répondre à chaud après une défaite en demi-finales de Coupe du monde. »
Les Bleus se sont malheureusement complètement ratés et il faut regarder devant. Loi du sport de haut niveau oblige. « Je pense qu'on aurait dû faire mieux sur certaines phases techniques. Avec le ballon, on aurait dû mieux faire. Je pense qu'on a loupé le dernier geste. Défensivement, on aurait dû aussi être plus costauds, a essayé d'éclairer le jeune défenseur. Aujourd'hui, ce n'était pas pour nous malheureusement mais ça va nous aider à relever la tête et à avancer. »
Pour rappel et ceux qui l'auraient peut-être omis : le Mondial des Français n'est pas complètement terminé puisqu'ils disputeront la « petite finale », soit le match pour la 3e place de la compétition, samedi à Miami contre le perdant d'Angleterre-Argentine, programmé ce mercredi (coup d'envoi à 21h00, heure métropolitaine).













