Bleus : Koné, le « sous-coté » qui s'impose

Bleus : Koné, le « sous-coté » qui s'impose ©Icon Sport, Media365

Thomas Siniecki, Media365 : publié le mercredi 10 septembre 2025 à 13h15

Courir, récupérer des ballons et accompagner le jeu vers l'avant, le tout sans cesse. Que demander d'autre ?

Manu Koné est le nouveau tube de l'équipe de France, en tout cas de cette fin d'été et donc de ce début de saison 2025-2026 qui s'achèvera, bien sûr, avec la Coupe du monde. La place que le Romain prend au côté d'Aurélien Tchouaméni, avec qui il forme la paire de milieux défensifs, s'avance possiblement comme une association de plus en plus définitive. Didier Deschamps comme ses partenaires ne cessent de clamer ses louanges, et ça ne risquait pas de changer mardi soir après la victoire contre l'Islande (2-1) : "C'est très gentil, je ne sais pas quoi dire..."

"J'ai tellement travaillé, encore heureux que je sois là !"

Encore très précieux au Parc, particulièrement dans ces 20 bonnes dernières minutes où les Bleus ont dû terminer à un joueur de moins à la suite de l'expulsion de Tchouaméni, Manu Koné ne fait pas que gratter des ballons avec une réussite qui rappelle franchement N'Golo Kanté. Comme ce dernier, il ne cesse de se projeter vers l'avant. "J'ai quitté la France très tôt, je ne suis resté que six mois en Ligue 1 et un an en Ligue 2, donc peut-être qu'on ne m'a pas vu, car je ne pense pas que tout le monde regarde la Serie A." Ni la Bundesliga, car après ces 18 mois à Toulouse de 2019 à 2021 (avec une saison tronquée à cause du Covid, celle de la relégation), c'est bien à Mönchengladbach qu'il a pris son envol pour trois ans avant de rejoindre la Roma, où il est désormais dirigé par le génie Gian Piero Gasperini arrivé de l'Atalanta.

"Ce que je fais, je le fais depuis très longtemps, mais j'avais moins de constance. Là, je suis arrivé à un moment de ma carrière où je l'ai. La Roma m'a fait confiance et j'essaie de leur donner au maximum." Exprimant un discours franchement rafraîchissant, il semble simple et sa joie est communicative, alors que ses premières convocations il y a un an pouvaient donner une impression inverse. Mais quand ça déroule sur le terrain, tout change et se remet à l'endroit. A l'image de son intervention à chaud sur TF1, clair dans sa tête : "Je travaille pour ça depuis longtemps, je n'ai pas beaucoup de pression. Quand j'entre sur le terrain, c'est avant tout une partie de plaisir. J'ai tellement travaillé, encore heureux que je sois là !"

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