Bleus : Deschamps " n'a aucun regret "

Bleus : Deschamps " n'a aucun regret "©Media365
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Rémi Farge, publié le lundi 14 octobre 2019 à 23h23

En conférence de presse, Didier Deschamps, le sélectionneur des Bleus, s'est expliqué sur ses choix et la prestation de son équipe contre la Turquie (1-1).

Didier Deschamps, quel est le sentiment qui domine ? De la frustration ?

Un peu de ça. On a fait ce qu'il fallait pour gagner mais on a manqué d'efficacité. Ils ont une ou deux occasions... Ils ont eu un grand gardien. Je suis content du contenu, de ce que l'on a fait. Autant à l'aller il n'y avait pas photo, autant cette fois il y a eu match. Mais le résultat voulu n'est pas là. On reste à égalité et il n'y a plus que deux matchs. Il faudra finir le boulot au prochain stage.

Pourquoi avoir choisi de titulariser Wissam Ben Yedder, et pourquoi avoir placé Moussa Sissoko sur le côté droit ?

La réflexion a été longue. Wissam est un joueur mobile dans les petits espaces. Il y a eu pas mal de combinaisons avec lui, une bonne relation avec Antoine (Griezmann). Olivier (Giroud), c'était difficile pour lui d'enchaîner, mais il a fait ce qu'il fallait en entrant avec ce but. Moussa (Sissoko) n'avait pas commencé à droite depuis un moment avec nous, mais il avait déjà joué à ce poste plusieurs fois, notamment à l'Euro 2016. Par rapport à l'arrière droit Celik, qui était fatigué, je voulais mettre Kingsley Coman à gauche. D'ailleurs, on a eu beaucoup de situations de déséquilibre sur ce côté-là.


« Je n'ai aucun regret »

Regrettez-vous de ne pas avoir aligné un onze plus offensif, comme contre l'Albanie ?

On a eu huit occasions et vous êtes en train de me dire que l'on aurait pu en avoir quinze ou vingt ? C'est quoi être plus offensif ? On s'est créé suffisamment d'opportunités de marquer. Je n'ai aucun regret. L'Albanie, ce n'est pas la Turquie. C'est facile de dire ça, mais si on marque les buts, ce n'est pas pareil.


« Tellement de critiques injustes sur Giroud »

Vous attendiez-vous à voir une équipe turque aussi défensive ?

Je ne m'attendais pas à voir la même équipe que contre l'Albanie avec Yilmaz, Tosun et Calhanoglu dès le départ. Mon homologue a choisi un système défensif pour bien fermer. L'entrée de Calhanoglu à la mi-temps leur a apporté un plus. Je n'ai pas été surpris, je me suis adapté dès qu'on m'a donné la feuille de match.

Olivier Giroud est-il indispensable ?

Ce n'est pas faute de le défendre ! Il ne marque pas toujours, mais il marque souvent. Je le prends pour ça. Il a une situation compliquée en club, mais il marque encore deux buts décisifs. C'est un atout offensif important pour nous. Sa situation ? Il la subit. C'est le choix d'un entraîneur (ndlr : Frank Lampard). Ça ne bougera pas d'ici janvier. Après, à lui de voir. Il y a tellement de critiques injustes sur Olivier. On peut ne pas aimer son profil, mais c'est un joueur qui marque, qui aide les joueurs autour de lui. Il fait marquer, il libère des espaces. Son vécu est évidemment important. Il sait qu'il est un peu sous pression, mais il sait aussi que j'ai une totale confiance en lui.

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