Bleus : Deschamps demande du temps pour le 3-5-2

Bleus : Deschamps demande du temps pour le 3-5-2©Media365
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Clément Pédron : publié le mercredi 09 septembre 2020 à 16h05

Didier Deschamps a aligné une nouvelle fois le 3-5-2 lors de la victoire (4-2) contre la Croatie mardi soir au stade de France. S'il n'a pas dérogé à son idée de voir évoluer la France dans ce système, "DD" a demandé du temps pour le mettre définitivement en place.



Au sortir de la victoire des Bleus contre la Croatie, sur le même score qui les avait sacrés champions du monde deux ans plus tôt (4-2) lors du Mondial russe, il apparaît un vent nouveau. Rien n'est comparable entre le sacre moscovite et cette deuxième journée de la Ligue des Nations. La pluie et la ferveur d'une finale ont laissé place au vacarme pesant d'un huis clos, d'une douce nuit de fin d'été. Les états de forme disparates des joueurs de l'Équipe de France justifiés par une saison qui ne ressemble guère à une autre, nous forcent à être indulgents. Et ce, malgré la terne prestation du système de jeu souhaité ou plus vraisemblablement voulu par Didier Deschamps. Ce 3-5-2 qui avait développé quelques belles idées contre l'Albanie il y a dix mois, s'est totalement cassé la figure samedi lors de la victoire des Tricolores à Solna contre la Suède (1-0). Les latéraux Dubois et Digne n'ont pas eu l'apport escompté, Griezmann est apparu esseulé dans ce système pourtant taillé pour lui. Finalement seule la paire du milieu de terrain, N'Golo Kanté et Adrien Rabiot avait fait l'affaire dans une soirée où l'on retiendra seulement l'éclaircie de Mbappé sur l'ouverture du score.

Une meilleure adaptation mardi

Mardi soir, face aux Croates, on a bien cru revivre une nouvelle soirée au bout de l'ennui. Sauf que celle-ci aurait pu tourner au vinaigre. Pour ce deuxième match de la Ligue des Nations, Didier Deschamps, qui avait prévenu qu'il alignerait le même système, a fait sept changements par rapport à samedi. Sur le papier, la composition des Bleus sonnait difficilement le spectacle offensif avec pas moins de sept éléments défensifs alignés au coup d'envoi. D'abord illisible en première période, le jeu des Bleus s'est peu à peu simplifié et a gagné en fluidité. Mais ce fût compliqué à mettre en place, comme le disait le Bayonnais à la fin de la rencontre finalement remportée (4-2) : « Entre le match de samedi et celui de ce soir (hier), je ne vous cache pas que c'est compliqué pour le voir véritablement fonctionner. Même si on l'a travaillé un petit peu à l'entraînement, il faut plusieurs matchs pour avoir plusieurs repères. Ça ne se fait pas en claquant des doigts. On aura le temps, on insistera. Je ne vais pas changer pour changer, ça sera à nous de trouver la façon de le rendre cohérent. » Il reste six rencontres, dont trois de rang le mois prochain, pour peaufiner ces automatismes.

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