A Rotterdam pour prolonger le plaisir des Bleus

A Rotterdam pour prolonger le plaisir des Bleus©Media365
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Rémi Farge, publié le vendredi 16 novembre 2018 à 07h40

Les Bleus n'ont plus besoin que d'un point pour valider leur billet pour le dernier carré de la Ligue des Nations. Un point qu'il faudra batailler pour ramener de Rotterdam ce vendredi soir, où une équipe des Pays-Bas en pleine progression les attend.

Il y a forcément pensé, jeudi soir, lorsqu'il a pénétré sur la pelouse pour l'entraînement de veille de match de ses joueurs. Dix-huit ans plus tôt, c'est dans ce même Feyenoord Stadion qu'avec ses coéquipiers de l'équipe de France, Didier Deschamps avait remporté l'Euro 2000. « C'était il y a bien longtemps, a-t-il soufflé en conférence de presse. C'est un très bon souvenir. L'un des derniers puisqu'après il n'y en a pas eu beaucoup. Symboliquement, cela me fait très plaisir de revenir ici. » Depuis, le sélectionneur tricolore n'était en effet jamais revenu. Les Bleus, si, une fois en 2004, dans leur préparation pour un Championnat d'Europe qui, à l'image de cette rencontre face aux Bataves (0-0), serait sans saveur.

Eléments de langage ou pas, la menace néerlandaise est bien réelle


Les temps ont bien changé et c'est en champions du monde que les Bleus de 2018 s'avancent à Rotterdam ce vendredi. Des champions qui, même sur un fil depuis leur retour de Russie, sont toujours invaincus. Et un match de plus à leur série les enverrait automatiquement dans le dernier carré de cette première édition de la Ligue des Nations. Voilà donc un objectif tout trouvé pour cette opposition face aux Pays-Bas, que les Bleus ont battu lors de leurs cinq dernières confrontations. « Deux résultats nous conviennent, mais comme à chaque fois, on va jouer ce match avec l'ambition de le gagner », a prévenu Didier Deschamps, dont on n'attendait pas vraiment autre chose, jeudi lorsqu'il a répondu aux questions des médias.

Au-delà des éléments de langage, la prudence est toutefois réellement de mise dans les rangs français. D'abord parce que le match aller n'avait pas été une partie de plaisir. Avant de célébrer leur deuxième étoile, les Bleus avaient été poussés dans leurs retranchements avant d'être délivrés par Olivier Giroud (2-1). Ensuite parce que de nombreux cadres manquent à l'appel, à l'instar de Samuel Umtiti, Lucas Hernandez et Paul Pogba. Et enfin parce que les hommes de Ronald Koeman ne cessent de progresser et restent sur deux résultats probants : un carton contre l'Allemagne (3-0) et un nul contre la Belgique (1-1). « C'est un adversaire de très grande qualité, juge Hugo Lloris. C'est une très jeune équipe mais ils ont de l'avenir, ils sont en bonne voie dans leur reconstruction. Ils sont toujours en vie dans cette poule et on risque de souffrir. »

Du bluff autant que possible


Souffrir, faire le dos rond, et piquer en contre-attaque, les Bleus savent faire. Mais maintenant, le monde entier le sait. « Nous voulons avoir la maîtrise, mais ils ont beaucoup de qualités individuelles, avec beaucoup de vitesse en attaque », a d'ailleurs rappelé le sélectionneur néerlandais jeudi. Alors, autant que possible, il s'agit de brouiller les pistes. Sauf surprise, l'équipe de France démarrera bien avec les mêmes hommes que ces derniers mois sur le plan offensif, avec Olivier Giroud en pointe, dont Didier Deschamps dit pourtant « ce n'est pas quand il est installé qu'il est le plus performant ». Mais dans quelle organisation ? Jeudi soir, à l'entraînement, un 4-4-2 et un 4-3-3 ont été testés. Dans les deux cas, talent et vitesse sont là. Il faudra bien ça pour aller chercher ce billet pour le « Final Four ».

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