Les Bleues doivent (enfin) concrétiser

Les Bleues doivent (enfin) concrétiser©Media365

Raphaël Brosse, publié le mardi 18 juillet 2017 à 08h18

L'équipe de France défie l'Islande ce mardi (20h45) à l'occasion de son premier match de l'Euro 2017. Toujours placées mais jamais victorieuses ces dernières années, les joueuses d'Olivier Echouafni font encore une fois partie des favorites de la compétition. Et plusieurs éléments laissent à penser qu'elles peuvent aller au bout.

Elles ont été propulsées sur le devant de la scène en un rien de temps. En 2011, l'équipe de France féminine est en Allemagne pour y disputer la Coupe du Monde. Arrivées dans la peau d'un potentiel outsider, les Tricolores s'invitent dans le dernier carré du tournoi, où elles tombent avec les honneurs face aux redoutables Américaines (1-3). Une performance qui permet de jeter un coup de projecteur sur le football féminin et qui, surtout, tranche avec l'affaire du bus de Knysna, qui avait laissé une sévère tache sur le drapeau bleu-blanc-rouge un an plus tôt. Oui, les Bleues ont apporté un vent de fraîcheur et suscité un réel engouement, qui s'est poursuivi lors des Jeux Olympiques de Londres (quatrième). Cependant, malgré une constance au plus haut niveau, les Françaises n'arrivent pas à faire la différences dans les matchs charnières et n'ont donc toujours pas réussi à transformer l'essai (éliminations en quarts de finale à l'Euro 2013, au Mondial 2015 et aux JO 2016).
Le parfait équilibre entre jeunesse et expérience
Il est pourtant permis de croire que cette année sera la bonne pour l'équipe entraînée par Olivier Echouafni. Nommé sélectionneur en septembre 2016, l'ancien Niçois s'apprête à disputer sa première compétition internationale depuis un banc. Il pourra s'appuyer sur un groupe présentant un subtil alliage entre des joueuses expérimentées et des jeunes insouciantes. Car si Sandrine Soubeyrand, Louisa Necib ou encore Sonia Bompastor ont raccroché les crampons, d'autres cadres sont toujours présentes. C'est le cas notamment de Camille Abily, de Laura Georges et d'Elise Bussaglia, qui affichent toutes plus de 170 sélections au compteur. Une expérience des joutes au sommet qui sera fort utile aux nouvelles venues au sein du groupe bleu (Clarisse Le Bihan, Sakina Karchaoui, Grace Geyoro...).
La France a dominé l'Allemagne... En Ligue des Champions
Wendie Renard et ses coéquipières, qui affrontent l'Islande ce mardi (20h45), figurent une nouvelle fois dans la catégorie des potentielles prétendantes au titre. Elles devront se méfier des Pays-Bas, qui évoluent devant leur public, de la Norvège d'Andrine Hegerberg et de la Suède de Lotta Schelin, sans oublier l'Angleterre ni l'Espagne, qui peuvent elles aussi créer la sensation. Mais l'épouvantail de la compétition reste l'Allemagne. Double championne du monde, nonuple championne d'Europe et championne olympique en titre, la Nationalmannschaft sera l'immense favorite. En C1 pourtant, les formations allemandes ont été balayés par le Paris Saint-Germain et l'Olympique Lyonnais, un cran au-dessus et qui se sont retrouvés en finale (victoire lyonnaise aux tirs au but). La suprématie des clubs français sur le Vieux Continent serait-elle annonciatrice d'un sacre des Bleues à l'Euro ? Réponse le 6 août prochain.

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1 commentaire - Les Bleues doivent (enfin) concrétiser
  • si elles jouent comme contre la Suède elles n'iront pas bien loin,les filles jouaient très bien avec Bini maintenant elles font comme les garçons,elles se croient trop,et quand on se croit arrivé on plonge irrémédiablement.