Bleues : Périsset, cœur de Lyon mais Parisienne d'adoption

Bleues : Périsset, cœur de Lyon mais Parisienne d'adoption©Media365

David HERNANDEZ, publié le samedi 25 mai 2019 à 08h52

Membre du groupe des Bleues depuis 2016, Eve Périsset n'a pas encore réussi à se faire une place de titulaire. La latérale droite du PSG compte profiter de ces deux dernières semaines de préparation avec le Mondial pour renverser la tendance.

7 juillet 2019, sur les coups de 19h30, Eve Périsset lève la Coupe du Monde au centre de la pelouse du Groupama Stadium, le stade de son club formateur, de sa ville. Ce n'est encore qu'un rêve pour la latérale droite de l'équipe de France mais l'objectif est là même s'il n'est pas clairement assumé. « On veut aller le plus loin possible dans cette Coupe du Monde, nous a-t-elle confié à Clairefontaine. Pour l'instant on est dans la préparation, on aura le temps de se fixer un objectif. » Le sourire en coin au moment prononcer de cette phrase laisse penser qu'imiter la performance des garçons un an plus tôt est bien dans toutes les têtes. Ce samedi, les Bleues rentrent pleinement dans la dernière ligne droite de la préparation pour le Mondial avec ce premier match amical contre la Thaïlande à Orléans (16h00). Cette première mise en action, Périsset n'est pas sûre de la commencer comme titulaire. Malgré une présence depuis 2016 dans le groupe et un Euro 2017 au compteur, la native de Saint-Priest a du mal à s'imposer comme la véritable titulaire (13 sélections).


Périsset : « Fière de lever la coupe chez moi à Lyon »
Parmi les « chouchous » d'Olivier Echouafni, elle doit désormais composer avec la concurrence de Marion Torrent (Montpellier). « Ce n'est pas frustrant car c'est la concurrence, c'est comme ça et c'est bien parce que ça me permet de progresser, de donner le meilleur de moi à chaque entraînement et ainsi grappiller le maximum de temps de jeu, concède-t-elle. On travaille au quotidien toutes les deux pour avoir cette place et aussi se tirer vers le haut. » A l'image de ce qui a pu se passer avec les Bleus et la prise de pouvoir de Benjamin Pavard et Lucas Hernandez à quelques semaines du Mondial russe, Diacre compte sur cette concurrence pour pousser tout un groupe vers le haut. Comme Deschamps, la sélectionneuse a fait le choix humain plus que sportif par moment dans sa liste. « Il y a une très belle entente, une très belle cohésion entre les filles malgré les différentes générations. Je pense que c'est un point très important surtout dans une compétition aussi longue. Il faut qu'il y ait une bonne ambiance au quotidien. »


Périsset : « Un rêve de petite fille »
Cette bonne ambiance, Périsset n'est jamais la dernière pour la mettre au milieu de Grace Geyoro et Viviane Asseyi qu'elle décrit comme « folles ». Un trait de caractère qu'elle a développé depuis son arrivée au PSG en 2016. « Je suis moins timide qu'avant. J'étais très renfermée sur moi-même maintenant je vais plus vers les autres. Je m'ouvre plus et je participe plus à la vie de groupe. Depuis que je suis arrivée à Paris, je me suis beaucoup plus ouverte aux autres, j'ai aussi plus de responsabilités. » A la différence de la Capitale, ces responsabilités, elle ne les a pas encore en Bleues où les anciennes comme Wendie Renard, Amandine Henry ou Elise Bussaglia ont le pouvoir. Qu'importe, Eve Périsset savoure la chance de pouvoir faire partie de ces 23 et de disputer la Coupe du Monde à la maison. Avec le match d'ouverture au Parc des Princes et le Final Four au Groupama Stadium, les étoiles semblent alignées pour que le rêve de Périsset devienne réalité, elle qui est née à Lyon et a fait ses classes à l'OL, avant de mettre les voiles vers Paris pour s'affirmer. « Le match d'ouverture au Parc ça va être quelque chose d'exceptionnel. Et après il pourrait y avoir toute ma famille dans les tribunes à Lyon si on va jusqu'au bout donc c'est forcément des choses particulières auxquelles on pense. Ce sera un peu le retour aux sources, le retour à la maison. » Plus que n'importe quel autre membre des Bleues, cette Coupe du Monde aura forcément une saveur particulière pour la joueuse de 24 ans.

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