Football - Coupe du Monde zone europe France/Suède après-match

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Ligue des NationsGroupe 3
Stade de France - Arbitre A. Kulbakov
  1. 93′ Coman
  2. 58′ Giroud
  3. 34′ Pavard
  4. 14′ Giroud
  1. 88′ Quaison
  2. 3′ Claesson

, publié le 17 novembre

En s'imposant contre la Suède (4-2), ce mardi soir au Stade de France, la France a conclu la phase de groupes de la Ligue des Nations par une 5eme victoire en six rencontres, grâce notamment au doublé d'Olivier Giroud.



Une dernière tournée pour conclure cette année si atypique avant les fêtes : c'était l'idée de ce France - Suède dénué d'enjeu comptable, ce mardi soir, dans l'arène creuse du Stade de France. En plus d'être un marque-page pour les Bleus, la belle victoire au Portugal (0-1) devait avoir une suite. On a rapidement compris, en visionnant l'équipe de départ, que Deschamps et son groupe ne prenaient pas ce match par-dessus la jambe.

L'ossature et le système n'ont pas changé. Pas question d'enrayer la machine. Seuls Sissoko, Thuram et Giroud étaient venus se greffer au onze de Lisbonne, confirmant l'idée selon laquelle Deschamps compte désormais un socle de pièces interchangeables un peu plus large. L'autre curiosité du soir était évidemment la gestion de Kylian Mbappé. Deux options s'offraient au sélectionneur : faire débuter son prodige pour le faire jouer une heure, ou le faire entrer dans la dernière demi-heure. Deschamps a choisi la deuxième.

Des Bleus très concernés

Fâché avec les adversaires nordistes, les Bleus n'ont pas pu éviter le coup de froid d'entrée de jeu. Au terme d'un beau mouvement collectif, Claesson a pris Lloris à contre-pied d'une frappe légèrement déviée par Varane, à la première incursion suédoise (0-1, 4eme). Cet obstacle supplémentaire fut un mal pour un bien, donnant un peu plus de relief au plat du soir, qui comptait pour du beurre. Les Bleus avaient une réponse à donner contre un adversaire bien organisé. Ils l'ont fait. En patrons. Sans jamais paniquer, ce qui est à noter. La pression s'est accentuée presque naturellement, avec des courses plus incisives, des passes mieux claquées, des combinaisons plus fluides.

Au moment de dresser un bilan sur ce dernier rassemblement, il faudra ressortir le nom de Marcus Thuram. Pour un joueur qui découvre cet altitude, l'attaquant de Mönchengladbach a tiré son épingle du jeu, vraiment. Il y a une semaine, face à la Finlande (0-2), il avait un peu surnagé dans la médiocrité ambiante. Après une entrée solide au Portugal, le fils du champion du monde 1998 a donné le ton dans un match plus abouti, ce qui donne un peu plus de garanties dans la lecture de son niveau.

Thuram a encore marqué des points

C'est lui qui servi a Olivier Giroud après un décalage d'Antoine Griezmann pour l'égalisation du numéro 9, d'une belle frappe rasante (1-1, 16eme). Et c'est lui, encore, qui a semé la zizanie dans la surface - avec une série de crochets et une roulette, excusez du peu -, pour permettre à Benjamin Pavard, arrivé de nulle part, de déclencher une nouvelle frappe de... l'extérieur (2-1, 36eme). Spécialiste des seconds ballons, le latéral droit s'offrait au passage son deuxième pion en Bleu après sa demi-volée mythique contre l'Argentine.

La bonne nouvelle, c'est que les Bleus n'ont pas levé le pied après le repos. Par prudence, Didier Deschamps a fait entrer Zouma et Digne pour suppléer Varane et Hernandez. Giroud s'est procuré une nouvelle opportunité sur un coup de casque bien senti (51eme), avant que Kylian Mbappé ne soit lancé dans le grand bain. Il était alors difficile d'imaginer le prince de Bondy traverser cette fin de match sans prendre la lumière. Depuis le début de sa carrière, le phénomène est systématiquement impactant dans ses sorties de banc. Quelques secondes après son entrée, Mbappé, placé sur le côté gauche, a directement soigné son retour en exploitant un renversement de jeu de Paul Pogba avant de distiller un centre enroulé pour Olivier Giroud, dont le nouveau coup de casque a fait mouche (3-1, 59eme). Limpide.



Les Bleus ont plutôt bien géré leur affaire dans la dernière demi-heure, alternant phases de conservation et verticalité. Tout juste a-t-on pu constater que Pogba avait bien repris des couleurs, que Griezmann avait retrouvé des sensations et que Rabiot, puissant et juste, n'a jamais baissé de ton jusqu'à sa sortie. Déterminée comme une équipe qui, elle, avait une carotte à attraper, la Suède a tout de même réduit l'écart sur une action en triangle conclue par Quaison (3-2, 88eme). Mais cela ne changera rien à l'impression globale. D'autant que Kingsley Coman a conclu la soirée en marquant dans le but vide après une montée téméraire du portier suédois (4-2, 90eme +4). L'équipe de France conclut donc cette phase de Ligue des Nations à la première place, devant le Portugal, qui s'est imposé en Croatie (2-3). Du travail bien fait.

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