Jean Canesse, Media365 : publié le dimanche 19 juillet 2026 à 11h50
Le sélectionneur des Three Lions a rendu hommage à son homologue tricolore après le prolifique France - Angleterre (4-6).
C'était la dernière de Didier Deschamps. Samedi à Miami, le sélectionneur des Bleus a conclu une aventure de 14 ans à la tête de l'équipe de France avec un 185e et dernier match frustrant : une deuxième défaite d'affilée, une petite finale de Mondial perdue et une première rencontre, dans tout son mandat, avec six buts encaissés (succès 6-4 de l'Angleterre). Le technicien de 57 ans a toutefois vu les hommages se multiplier, avant ou après la rencontre, et Thomas Tuchel ne fut pas en reste.
« Pour Didier Deschamps, je ne peux qu'avoir des mots gentils et faire de grands éloges, a confié le sélectionneur des Three Lions en conférence de presse. Quel joueur, quel gagnant, quelle personnalité, quel entraîneur ! Je pense que, nous tous, avant la demi-finale, étions persuadés que la France serait en finale. Ils sont arrivés avec le statut de favoris et ils ont joué comme les favoris : c'est vraiment impressionnant. »
« La sensation d'avoir été éliminés en phase de poules »
L'entraîneur allemand de 52 ans, dont la carrière de joueur fut plus que modeste, comme l'avait sous-entendu Jude Bellingham en plein Mondial, a brièvement évoqué sa relation avec Didier Deschamps. « Il a toujours été si humble, si amical, si ouvert d'esprit à mon égard, a-t-il confié. Je n'avais jamais côtoyé ce genre de joueur, ni ce genre de personnalité, mais il ne m'a jamais fait sentir cela, pas une seconde, lorsque j'étais entraîneur de Paris et depuis. »
Sélectionneur de l'Angleterre depuis janvier 2025, Thomas Tuchel est par ailleurs revenu sur les critiques dont il a fait l'objet après la demi-finale perdue contre l'Argentine (1-2). « Lors de la conférence de presse d'hier (vendredi), j'avais la sensation qu'on avait été éliminés à l'issue de la phase de groupes. Et 24 heures après, voilà qu'on obtient le meilleur résultat de la sélection depuis 60 ans », a-t-il ironisé, lui qui a aussi maintenu son discours perfectionniste.
« Nous avons bâti quelque chose de très spécial au cours des sept dernières semaines et nous ne transigerons jamais là-dessus, a confié l'ancien entraîneur du PSG. Mais je maintiens mes propos : nous devons proposer un meilleur football, mieux gérer les rencontres sous pression et prendre de meilleures décisions dans ces moments-là. » Après s'être effondrée contre l'Abliceleste mercredi, l'Angleterre a encore vécu une partie compliquée avec les Bleus et ce alors qu'elle menait 4-0 à la pause. Elle aura l'occasion de tester son éventuelle progression, fin septembre en Ligue des nations, contre une Espagne qui sera peut-être alors championne du monde.













