Jean Canesse, Media365 : publié le mercredi 15 juillet 2026 à 11h45
Le sélectionneur des Three Lions a réagi aux récentes critiques de son meneur, qui l'avait remis en cause en raison de son passé de joueur.
« Peut-être qu'il ne sait pas ce que c'est de jouer dans ce genre de conditions, contre Haaland, Odegaard, Solorth, Nusa... Vous savez, ce n'est pas une équipe facile à jouer. » Samedi, dans la foulée du succès anglais contre la Norvège (1-2, a.p.), Jude Bellingham s'était montré plutôt acerbe envers Thomas Tuchel, n'hésitant pas à faire référence à son passé (peu reluisant) de joueur : huit matches en deuxième division (Stuttgarter Kickers) et quatre ans au SSV Ulm (D4) avant d'arrêter à 25 ans.
Présent devant la presse mardi, veille de demi-finale avec l'Argentine, l'ancien entraîneur du PSG a pu « enfin » réagir aux propos de son meneur et éteindre la polémique. « J'ai eu une carrière médiocre, au mieux, a-t-il d'abord concédé, rapporte Foot Mercato, avant d'embrayer. Mais je ne pense pas qu'il faille avoir joué pour être entraîneur. Comme le dit cette citation amusante : 'Pas besoin d'être un cheval pour être un bon jockey !'» Pas spécialement gêné par la sortie de Bellingham, lequel avait initialement été questionné sur les critiques de son entraîneur, Tuchel a voulu rapidement clore le sujet.
« Qu'on passe à autre chose »
« Je pense que nos propos viennent du même état d'esprit, celui de la compétition. Il a simplement été confronté à quelque chose de négatif, estime le technicien allemand des Three Lions, lui qui a voulu recontextualiser la séquence. Je l'ai qualifié de joueur de classe mondiale. J'ai dit qu'il avait encore une fois réalisé des actions de classe mondiale pour faire basculer le match. J'ai souligné que la mentalité de cette équipe était exceptionnelle. On lui a donc demandé : 'Qu'en penses-tu, l'entraîneur a dit que tu avais été négligent ?'. Moi aussi, je répondrais peut-êtresi je sortais d'un match de 120 minutes (ndlr : Tuchel a en réalité sorti Bellingham à la 111e) après avoir marqué deux buts et donné littéralement tout ce que j'avais dans le corps. »
« C'est tout simplement une réaction normale pour un joueur avec son état d'esprit, a poursuivi un Thomas Tuchel désirant surtout se projeter sur le choc à venir avec les champions du monde argentins. J'ai parlé à toute l'équipe après coup dans les vestiaires, en leur transmettant globalement le même message. Et je l'ai expliqué à nouveau lundi soir pour qu'on passe à autre chose. » Auteur du doublé victorieux en quarts mais aussi de six buts lors de ce Mondial (comme Harry Kane), Jude Bellingham devrait bien être sur la pelouse d'Atlanta, ce mercredi, pour tenter de retrouver l'Espagne dimanche (coup d'envoi à 21 heures, heure française). Il y a deux ans, en finale de l'Euro, la Roja l'avait emporté 2-1 face aux Anglais.













