Qualifs CDM 2018 - Suède : La vie sans Zlatan, ce n'est pas si mal

Qualifs CDM 2018 - Suède : La vie sans Zlatan, ce n'est pas si mal©Media365

Geoffrey Steines, publié le jeudi 08 juin 2017 à 07h00

La retraite internationale de Zlatan Ibrahimovic faisait craindre le pire pour la Suède. Mais l'arrivée d'un nouveau sélectionneur et l'installation d'une nouvelle génération de joueurs ont remis les Blagult sur le droit chemin. A tel point qu'ils apparaissent comme une réelle menace pour les Bleus.

L'après-Euro 2016 était un saut dans l'inconnu pour la Suède. Après une quinzaine d'années à avancer à marche forcée derrière l'incontournable Zlatan Ibrahimovic, elle devait se faire à l'idée de vivre sans lui. La retraite internationale de l'attaquant de Manchester United sonnait la fin d'une ère, au sortir d'une élimination dès le premier tour de la compétition en France, avec un petit point au compteur. Les Blagult y ont aussi perdu leur sélectionneur, Erik Hamren, en poste depuis sept ans, et devaient se lancer dans une importante entreprise de reconstruction. Elle aurait pu prendre du temps, mais elle est déjà en excellente voie. Deuxième du groupe A des qualifications européennes pour la Coupe du Monde 2018, à trois points de la France, la Suède relancerait tout dans cette poule en cas de victoire sur les Bleus vendredi à Solna (20h45). Un vrai piège pour les vice-champions d'Europe en titre.
Une seule défaite cette saison
Ils avaient failli tomber dedans au match aller en novembre, lorsque les visiteurs avaient ouvert le score au Stade de France avant de craquer deux fois en sept minutes (2-1). Un souvenir encore vivace dans l'esprit de Didier Deschamps, appelé à faire un saut de sept mois en arrière lundi en conférence de presse à Clairefontaine. « Cela avait été un match compliqué face à une équipe bien organisée, bien compacte. On avait fait une bonne entame avec de la vitesse, de la percussion, après ça avait été plus difficile, ils avaient ouvert le score et on avait bien réagi sur la dernière demi-heure avec ces deux buts. Cette équipe suédoise a de la qualité technique et du répondant sur le plan athlétique. » Ceux qui ont croisé sa route depuis le début de la saison pourraient en témoigner. La défaite à Saint-Denis est la seule de la Suède sur ses huit sorties en 2016-17, pour six victoires et un nul.
Une jeunesse dorée en Suède
Les Blagult restent surtout sur un succès de prestige, décroché au Portugal, champion d'Europe, en match amical en mars (2-3). Un résultat qui a donné une immense confiance au groupe suédois, porté par son nouveau sélectionneur Janne Anderson. Ancien coach de clubs locaux (Halmstads, Örgryte, Norrköping), il a immédiatement installé un 4-4-2 offensif pour exploiter au mieux les qualités intrinsèques de ses joueurs. D'autant qu'il dispose d'une génération dorée sous la main. En effet, la Suède a remporté en 2015 son premier grand titre toutes compétitions et catégories confondues, lors de l'Euro Espoirs, dont elle avait écarté la France au cours d'un barrage resté célèbre. Ils sont six à avoir ce titre à leur palmarès et à figurer dans le groupe pour ce rassemblement de juin, de Victor Lindelöf à Isaac Thelin, en passant par Filip Helander, Ludwig Augustinsson, Oscar Hiljemark et Sam Larsson. Ils sont autant de raisons de penser que le futur pourrait être radieux pour la Suède, comme la présence de la sélection U19 à la phase finale du prochain Euro de la catégorie. Une première dans l'histoire de ce pays.
Le départ d'Ibra, une bénédiction ?
En ce sens, la retraite internationale d'Ibrahimovic pourrait s'avérer une bénédiction. Elle doit permettre l'éclosion des nouveaux venus, leur donner l'espace pour s'exprimer et évoluer sans arrière-pensée en sélection. Ancien capitaine des Blagult et recordman de sélections (147), Anders Svensson expliquait que l'ancien Parisien pouvait être envahissant au sein de l'équipe nationale. « Il peut être aussi agréable à un moment qu'un parfait idiot dans la seconde qui suit, indiquait-il dans les colonnes du Vetlanda-Posten en mars dernier. Parfois, il s'est si mal comporté avec des joueurs que vous vous demandiez ce qu'il se passait vraiment. Je pense qu'il voulait tester les nouveaux. C'est comme s'il voulait les casser pour voir comment ils pouvaient réagir et c'est certainement comme ça qu'il est devenu aussi bon. Je ne peux pas dire que je croie en ce modèle. » Les résultats mitigés d'Ibrahimovic avec la sélection ne sauraient que lui donner raison. Sans lui, la Suède a certainement perdu le meilleur joueur de son histoire. Mais elle tient l'occasion idéale de former une équipe. Une vraie.

 

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2 commentaires - Qualifs CDM 2018 - Suède : La vie sans Zlatan, ce n'est pas si mal
  • le foot est un jeu collectif or la suede d'ibra était de 10+1... nul n'est irremplaçable, les meilleurs d'hier ont été surclassés, ceux d'aujourd'hui le seront demain ... la vie est une roue qui tourne , seuls les indécrottables restent !

  • Une star ne fait pas une équipe
    S'il en faut encore la preuve parfois le collectif est plus serein et équilibré avec une star en moins car ce type de joueur attire trop l'attention sur lui et ca peut même créer des tensions au sein du groupe

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