Mathieu Warnier, Media365 : publié le mercredi 08 juillet 2026 à 21h20
Brillants avec le PSG, João Neves et Vitinha n'ont été que l'ombre d'eux-mêmes avec le Portugal à l'occasion d'une Coupe du monde 2026 achevée prématurément en huitièmes de finale.
Entre le football de clubs et celui de sélection, la donne n'est pas la même. João Neves et Vitinha peuvent le confirmer. Sous les ordres de Luis Enrique au Paris Saint-Germain, les deux milieux de terrain portugais ont excellé pour emmener le club de la capitale vers un deuxième titre de champion d'Europe consécutif. Toutefois, avec Roberto Martinez et la sélection portugaise, ils n'ont pas montré leur meilleur visage. Lors de chacun des cinq matchs de la « Seleção das Quinas », ils ont formé le « double pivot » positionné au cœur du jeu mais ils n'ont pas pu reproduire les automatismes qui sont les leurs sous le maillot rouge-et-bleu.
En conséquence, le duo parisien n'a pas eu la même influence sur les pelouses nord-américaines jusqu'à l'élimination dès les huitièmes de finale après une courte défaite face à l'Espagne ce lundi. Il faut dire que la sélection portugaise a moins le contrôle des événements que le PSG, qui a tendance à mettre sous grande pression son adversaire en jouant beaucoup de ballons dans la surface de réparation adverse. Pourtant, à l'image du club de la capitale, la sélection portugaise sait jouer vers l'avant.
Vitinha et João Neves moins influents
Mais c'est dans la finition que cela a pu pêcher lors de cette Coupe du monde. Là où le bât blesse pour Vitinha, c'est qu'il ne parvient pas à être suffisamment tranchant dans la transmission de balle et, le plus souvent, c'est car il manque cruellement de solutions. En situation défensive, le problème s'avère être le même. Il est moins concerné par le pressing collectif et participe donc moins à l'effort de récupération du ballon. Des carences qui ne sont pas liées à un défaut dans le mouvement avec ou sans ballon. En effet, les chiffres compilés par Driblab montrent qu'il a la même activité que sous le maillot du PSG.
Sauf que cela s'avère moins décisif avec la sélection. De son côté, João Neves se montre plus précis dans la passe mais la transmission de balle est bien moins décisive en sélection qu'en club. Il a bien moins d'influence dans le jeu offensif de son équipe sous les ordres de Roberto Martinez, étant comme bridé dans sa volonté de créer des opportunités. Il s'est ainsi montré quasiment incapable de prendre l'adversaire de court avec les dribbles.
Un potentiel sous-exploité par Martinez
Ainsi, son rôle passe de créateur au PSG à passeur avec le Portugal où il se retrouve bien moins souvent mis sous pression et en capacité de casser les lignes. Ainsi, il concentre ses efforts au sein d'une équipe étant moins portée sur l'offensive. L'influence moindre des deux joueurs du PSG avec la sélection portugaise tient ainsi essentiellement dans la différence de plan de jeu entre Luis Enrique et Roberto Martinez. En effet, la sélection portugaise joue moins haut, ne permettant pas à ses milieux de terrain d'accélérer le jeu après une récupération proche du rond central.
Ce qui se traduit également d'un point de vue offensif avec une formation moins présente en nombre sur le front de l'attaque. De plus, le pressing s'avère insuffisamment prononcé pour permettre aux Parisiens de s'exprimer à la récupération et à la relance. Enfin, si le Portugal a pu jouer de manière très verticale, le manque de fluidité dans les transmissions s'est avéré un frein. Mieux exploiter le potentiel de João Neves et Vitinha pourrait ainsi être un axe de travail pour celui qui va succéder à Roberto Martinez comme sélectionneur du Portugal.














