Mondial 2022 : Un point sur l'enquête sur les soupçons de corruption

Mondial 2022 : Un point sur l'enquête sur les soupçons de corruption©Media365

Rédaction , publié le mardi 28 janvier 2020 à 09h25

Ce mardi, L'Equipe est revenue sur l'enquête concernant l'attribution de la Coupe du Monde 2022 au Qatar.

Dans près de trois ans, la Coupe du Monde au Qatar débutera. Et d'ici là, qui sait ce que l'on découvrira. Mardi, L'Equipe fait un point détaillé sur l'enquête concernant l'attribution de ce Mondial. Une information judiciaire a été ouverte le 28 novembre par le Parquet National Financier pour « corruption privée, active et passive » et « blanchiment et recel » après plus de trois ans d'enquête préliminaire. Avec, désormais, deux points bien précis qui sont scrutés. Le premier concerne un versement de 305 640 euros réalisé en janvier 2011. Au départ, Mohamed Ben Hammam, homme d'affaires qatarien et ancien membre du comité exécutif de la FIFA. A l'arrivée, un intermédiaire français. Le but : assurer la défense de Reynald Temarii, ex-président de la confédération océanienne de football (OFC) et également ancien membre du comité exécutif de la Fédération, soupçonné de corruption en lien avec l'attribution du mondial 2022. C'est l'un des éléments troublants mis en lumière par les enquêteurs de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), dont le travail avance.

Le rachat du PSG conditionné par l'attribution du Mondial 2022 ?

L'autre point concerne le déjeuner tenu à l'Elysée le 23 novembre 2010, déjà évoqué à plusieurs reprises. Un repas qui avait réuni Michel Platini (président de l'UEFA et membre du comité exécutif de la FIFA), Nicolas Sarkozy (président de la République), Tahim al-Thani (futur émir du Qatar) et le cheikh Hamad ben Jasmen al-Thani, premier ministre et ministre des Affaires étrangères de l'émirat. Platini aurait fait son choix pour le Qatar après ce repas, ayant initialement choisi les Etats-Unis. L'Equipe explique qu'une perquisition aurait été menée en mai 2019 dans les locaux du groupe hôtelier Accor et de son PDG Sébastien Bazin, ancien PDG de Colony Capital, fonds d'investissement anciennement propriétaire du PSG. Les bureaux de ce dernier auraient également été perquisitionnés le 19 juin. Une source judiciaire a confirmé au quotidien que l'objectif de ces perquisitions était de trouver des preuves que le rachat du club francilien par le Qatar était conditionné à l'attribution du mondial 2022. Dans les prochaines semaines, Sepp Blatter, président de la FIFA au moment des faits, pourrait être auditionné...

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