Patrick Juillard, Media365 : publié le jeudi 09 juillet 2026 à 10h35
Six des 26 joueurs composant l'équipe du Maroc à la Coupe du monde 2026 sont nés en France, que les Lions de l'Atlas affrontent ce jeudi (22h00) à Boston en quarts de finale de cette 23e édition.
Quatre ans après la demi-finale de l'édition 2022 au Qatar, la France retrouve le Maroc ce jeudi (22h00) à Boston en quarts de finale de la Coupe du monde 2026. Dans un contexte d'internationalisation des équipes nationales - la part des joueurs nés à l'étranger, qui atteint 23% du contingent de 1248 éléments, soit une progression marquée par rapport à 2022 (16%) ou 2018 (11%) -, le Maroc ne fait pas exception et suit la tendance. Parmi les 26 joueurs qui composent le groupe des Lions de l'Atlas retenus pour cette 23e édition, huit seulement sont nés au Maroc. Les autres sont des binationaux nés au Canada (1), en Espagne (5), en Belgique et aux Pays-Bas (3), mais aussi et surtout en France (6).
Six Franco-Marocains dans le groupe
Parmi ces derniers, trois (Issa Diop et Redouane Halhal en charnière centrale, Ayyoub Bouaddi au milieu du terrain) ont déjà joué pour leur pays natal dans les catégories de jeunes. Ces ex-tricolores étaient titulaires en huitièmes de finale contre le Canada (3-0) et le seront encore vraisemblablement ce jeudi soir. Ce sera aussi le cas de Neil El Aynaoui, qui dirigera l'entrejeu avec le prometteur Lillois, présenté jusqu'à son récent changement de nationalité sportive comme l'avenir du football français à son poste. Tandis que les Strasbourgeois Samir El Mourabet et Gessime Yassine, sacrés champions du monde des moins de 20 ans l'an dernier avec les Lionceaux de l'Atlas, débuteront sur le banc, aux côtés du sélectionneur Mohamed Ouahbi, qui les conduisit à ce sacre mondial au Chili avant de succéder à Walid Regragui après la dernière CAN.
Qu'en penserait la FFF ?
Avec des binationaux optant de manière de plus en plus précoce pour le pays de leurs parents, le Maroc puise dans les forces vices de sa diaspora. Le football français n'a pas pour l'heure pâti de ces choix des talents franco-marocains. « Pourquoi se plaindre du départ de certains joueurs vers d'autres nations alors que les Bleus obtiennent des résultats exceptionnels depuis vingt-cinq ans ? », relativisait le président de la Fédération française de football, Philippe Diallo, en 2023 dans les colonnes de France Football. Un regard qui pourrait être amené à évoluer si Ayyoub Bouaddi et ses coéquipiers jouaient un vilain tour aux Bleus dans la soirée. Nous n'en sommes pas encore là.














