La Suède a l'occasion de changer de dimension

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Arthur Merle, publié le vendredi 10 novembre 2017 à 08h21

Alors qu'elle accueille vendredi l'Italie en barrage aller pour la Coupe du monde 2018, la Suède a l'occasion de frapper un grand coup et de changer de statut dans le football européen et mondial. En confirmant sa bonne santé depuis le départ de Zlatan Ibrahimovic...


Jusqu'ici, la Suède est restée au stade d'équipe difficile à battre
L'étiquette de barragiste commence à sérieusement s'accrocher sur le front de la Suède. Les hommes en jaune vont passer par cette double confrontation pour la troisième fois consécutive. Avec, jusqu'ici, des résultats mitigés. Deuxième de son groupe de qualifications pour la Coupe du Monde 2014 derrière l'Allemagne, la formation actuellement dirigée par Janne Andersson avait perdu sa double confrontation contre le Portugal malgré un match retour assez fou marqué par un doublé d'Ibrahimovic et un triplé de Cristiano Ronaldo (0-1, 2-3). Son destin avait été tout autre pour l'Euro 2016, qu'elle avait rejoint aux dépens du Danemark non sans difficulté (2-1, 2-2) après avoir fini troisième d'un groupe pas très relevé (derrière l'Autriche et la Russie). Une histoire récente qui dessine le portrait de cette équipe, et qui se confirme dans les phases finales disputées par cette dernière.

La Suède n'a en effet pas dépassé le stade des phases de poules dans une grande compétition depuis son huitième de finale lors du Mondial 2006 en Allemagne. Lors du dernier Championnat d'Europe en France, l'aventure s'est terminée avec un seul point, à la dernière place d'un groupe occupé par l'Italie, la Belgique, et l'Irlande. Quatre ans plus tôt, elle avait déjà pris place en quatrième position derrière l'Angleterre, la France et l'Ukraine. Les Suédois sont donc régulièrement présents, sans être d'une ponctualité incroyable dans les grands rendez-vous. Ils forment une équipe embêtante, sans véritablement parvenir à poser des soucis aux grosses écuries. Du moins pas depuis 1994...où ils avaient atteint les demi-finales de la Coupe du Monde organisée aux Etats-Unis.
La Suède doit mieux figurer contre les gros
Pourtant, les hommes de Janne Andersson sortent d'une campagne de qualifications aboutie qui semble leur avoir fait franchir un petit palier. Deuxièmes d'un groupe composé notamment par la France et les Pays-Bas, Ola Toivonen et ses coéquipiers ont présenté un bilan de six victoires, un match nul, et trois défaites, le tout avec la meilleure attaque de sa poule (26 buts, sixième de toute la zone Europe) et une défense solide (9 buts encaissés). Mais c'est en se penchant plus en détail sur ce bilan qu'il fournit ses meilleurs enseignements.

A domicile, la Suède s'est montrée très solide en ne concédant qu'un match nul face aux Pays-Bas, en s'offrant le luxe de battre l'équipe de France, et en inscrivant dans son antre 18 de ses 26 buts pour... deux petites réalisations encaissées. Malgré ces belles performances à la maison, les Suédois ont cependant, de manière générale, pioché face aux grosses écuries. Comme en témoignent ses trois défaites concédées en Bulgarie, en France, et aux Pays-Bas. C'est ici que se situe la marge de progression majeure de la formation d'Andersson. Afin de gagner en crédit et en références, les talents de cette génération nommés Jimmy Durmaz ou encore Emil Forsberg doivent apprendre à gagner contre les équipes d'un standing avoisinant celui de l'Italie, qu'elle s'apprête donc à affronter à deux reprises. Histoire, dans un premier temps, d'éviter de voir sa course être stoppée net comme face au Portugal avant le Mondial 2014. Et, ensuite, de mieux figurer dans les phases finales auxquelles elle participe. Eliminer la Squadra Azzurra serait donc une énorme première étape.
Andersson : « Nous avons construit une nouvelle équipe »
D'une manière générale, un exploit face à Marco Verratti et ses coéquipiers valideraient le bon travail effectué par Andersson et ses troupes depuis sa prise de fonction en 2016. A son arrivée, le nouveau sélectionneur a dû prendre en main une équipe récemment éliminée de l'Euro sans avoir pris un point, et amputée de son capitaine et joueur vedette Zlatan Ibrahimovic. Au final, depuis sa nomination, la Suède a enregistré huit victoires, deux matchs nuls et quatre défaites, et affiché un visage séduisant pour une nation ayant perdu son meilleur joueur. « Nous sommes solides, nous avons construit une nouvelle équipe. Aujourd'hui, les joueurs ont trouvé leurs marques et ils fonctionnent bien ensemble », déclarait lundi le sélectionneur suédois sur le site de la FIFA.
« Ce qui m'a plu pendant ces qualifications, c'est que nous avons progressé à chaque match. L'équipe est bonne et nous travaillons dur, tous ensemble. Nous avons des qualités tactiques et nous sommes capables de les exploiter indépendamment de l'adversaire. (...) Je ne peux pas assurer que nous allons l'emporter, mais je peux garantir que nous allons travailler très dur, tous ensemble, pour soulever des montagnes ». Soulever des montagnes, c'est donc ce qu'il faudra à la Suède pour passer un cap et valider son renouveau post-Ibrahimovic. Le contraire ne ferait que souligner la différence qui persiste entre la Suède et les gros.
 
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