L'Italie n'ira pas en Russie !

L'Italie n'ira pas en Russie !©Media365
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Raphaël Brosse, publié le lundi 13 novembre 2017 à 22h42

Malgré une nette domination, les Italiens ne sont pas parvenus à trouver la faille face à des Suédois héroïques défensivement (0-0). La Squadra Azzurra sera donc absente de la prochaine Coupe du Monde...

Gianluigi Buffon a honoré sa première sélection avec l'Italie il y a vingt ans, en octobre 1997. C'était face à la Russie, lors d'un barrage qualificatif pour le Mondial 1998. Etait-il concevable que le mythique gardien transalpin puisse disputer son dernier match avec la Squadra Azzura ce lundi, à l'occasion d'un barrage couperet là aussi ? Pour lui comme pour l'ensemble des tifosi italiens (qui ont été désapprouvés par leur capitaine en sifflant l'hymne suédois), il n'était même pas question d'y penser une seule seconde. Soutenus par un San Siro chauffé à blanc, les quadruples champions du monde ont mis beaucoup d'intensité dès le début de la rencontre, même si leurs bonnes intentions ont été desservies par de nombreuses imprécisions. Solide en défense, la Suède s'en est remise à un Emil Forsberg plutôt inspiré pour porter le danger dans la surface adverse. Les hommes de Janne Andersson auraient d'ailleurs pu obtenir deux penalties suite a des mains baladeuses de Matteo Darmian (13eme) et d'Andrea Barzagli (28eme), mais Mateu Lahoz n'a pas bronché. Les Azzurri, qui ont failli trouver l'ouverture grâce à Antonio Candreva (27eme), ont fini très fort avant le retour aux vestiaires, sans pour autant faire trembler les filets (40eme, 43eme, 45eme). A la pause, la Suède tenait donc toujours son billet pour la Russie.
Une défense suédoise courageuse jusqu'au bout
Le second acte s'est déroulé selon une physionomie identique, avec une équipe italienne de plus en plus menaçante et une formation suédoise défendant vaillamment son maigre avantage acquis à l'aller. Bouillant en début de match, le public milanais s'est progressivement tu, sans doute angoissé par la crainte de voir sa Nazionale prendre la porte avant même le début du Mondial. Entré en jeu à la place d'un Ola Toivonen fantomatique, Isaac Kiese Thelin aurait pu donner le coup de grâce sur un contre. Mais l'ancien Bordelais a été repris in extremis par Leonardo Bonnucci (59eme). Florenzi (52eme), Chiellini (58eme), Immobile (63eme), Candreva (73eme), El Shaarawy (87eme), Parolo (88eme)... Les Transalpins ont pris d'assaut le but scandinave mais ont soit manqué le cadre, soit ont été contrariés par Robin Olsen. Le portier suédois a été irréprochable, tout comme Andreas Granqvist et l'ensemble de la défense des Blagult, héroïque de bout en bout.
L'Italie, une inefficacité offensive qui coûte très cher
L'Italie a poussé jusqu'au bout, jusqu'à l'ultime seconde du temps additionnel. Gianluigi Buffon est monté sur les derniers corners, les tifosi ont redonné de la voix. Mais cela n'a pas suffi. Au coup de sifflet final, l'immense joie des Suédois a contrasté avec la détresse des Italiens. La réalité des faits est cependant implacable : les joueurs de Giampiero Ventura ont multiplié les occasions, à l'aller comme au retour, sans réussir à inscrire le moindre but. Une inefficacité offensive qui coûte à ce mastodonte du football planétaire sa place lors de la prochaine Coupe du Monde. La Nazionale absente d'un Mondial, cela n'était plus arrivé depuis 1958... Bien sûr, des têtes vont tomber dans les jours qui vont venir, à commencer très certainement par celle du sélectionneur. Certains joueurs, comme Marco Verratti, vont être cloués au pilori. Et les glorieux anciens vont, comme Buffon, probablement s'en aller. Par la petite porte...

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