Iran : Le gouvernement a sévèrement recadré les joueurs

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Thomas Siniecki, Media365 : publié le mardi 29 novembre 2022 à 21h56

Les joueurs iraniens subiraient, depuis la semaine dernière, une surveillance rapprochée et des menaces directes sur leurs familles, après l'affaire de l'hymne non chanté avant le match contre l'Angleterre à la Coupe du Monde.

C'était évidemment trop beau pour être vrai. Alors que Mehdi Taremi assurait la semaine dernière, à la veille du match de l'Iran contre le Pays de Galles (victoire 2-0), que les joueurs n'avaient pas reçu de pressions de leurs dirigeants après avoir refusé de chanter leur hymne face à l'Angleterre (défaite 6-2), les membres de la Team Melli ont à nouveau chanté avant de défier les Etats-Unis mardi soir. Comme ils l'avaient déjà fait, finalement, devant les Gallois...

Les familles menacées d'emprisonnement et de torture

Il faut croire que la journée de jeudi a donc porté ses fruits du côté du gouvernement iranien, qui a bien fini par menacer les hommes de Carlos Queiroz. Selon CNN, les familles de ces derniers ont été expressément menacées d'emprisonnement et de torture si l'hymne national n'était pas chanté mardi. Le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique a directement organisé une réunion avec les joueurs au Qatar, leur faisant part de ces menaces. Plusieurs dizaines d'officiers seraient présents sur place pour surveiller l'équipe, notamment pour empêcher toute rencontre avec des étrangers.


Le sélectionneur portugais aurait d'ailleurs été pris à part, lui aussi. Alors, à moins que ladite réunion se soit effectivement tenue jeudi, il est aussi tout à fait envisageable que Taremi n'ait déjà pas pu dire la vérité lors de son apparition face à la presse... Dans le contexte d'un match hautement politique face aux Etats-Unis, les dirigeants iraniens auraient même envoyé de nombreux supporters, comme ils l'avaient déjà fait contre les Gallois, afin de renforcer le soutien au pays (avec des drapeaux, par exemple) en dépit des contestations liées à la mort de l'étudiante Mahsa Amini en septembre.

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