Thomas Siniecki, Media365 : publié le samedi 06 juin 2026 à 21h34
Aymen Hussein, avant d'embêter potentiellement les défenseurs des Bleus dans seize jours, a été malmené par les autorités américaines.
Pendant que l'Iran a obtenu la majorité de ses visas pour la Coupe du monde (pour les joueurs, mais pas pour tous les membres du staff), c'est le voisin irakien qui a aussi eu droit à son désagrément pour entrer aux Etats-Unis. L'attaquant Aymen Hussein, celui-là même qui a offert la qualification à son pays en marquant le but décisif du barrage remporté face à la Bolivie (2-1), a été détenu pas moins de sept heures à l'aéroport de Chicago. Selon la chaîne égyptienne Kora Plus, le joueur de 30 ans a été séparé du reste de la délégation à son arrivée, afin de subir une série de procédures de sécurité et administratives - parmi lesquelles des interrogatoires - avant d'être enfin libéré.
Le père de Hussein était un militaire mort au combat, son frère a été kidnappé par Daech
La raison est a priori toute trouvée : le père d'Aymen Hussein était un militaire irakien, mort au combat en 2008 face à Al-Qaïda, tandis que son frère a été kidnappé en 2014 par l'Etat islamique (Daech) et n'a jamais été retrouvé depuis. Bref, une histoire familiale bien difficile et à même de piquer la curiosité du service aux frontières américain, dans son obsession de plus en plus claire du terrorisme et même de l'étranger au sens large.
Rappelons que l'Irak sera le deuxième adversaire de l'équipe de France à la Coupe du monde, dans un peu plus de deux semaines, le lundi 22 juin (à 23h en heure française) à Philadelphie. Les Irakiens doivent disputer leur dernier match de préparation sur le sol américain, dans la nuit de mardi à mercredi face au Venezuela, à Bridgeview en banlieue quasiment immédiate de Chicago. Mais ils referont le trajet (750 kilomètres) en provenance de leur camp de base de Greenbrier County, plus près des débats de cette poule I qui fait que les Bleus s'établiront eux à Boston.














