Jean Canesse, Media365 : publié le jeudi 09 juillet 2026 à 11h00
Dans un long billet publié ce jeudi sur le site de l'instance, le patron de l'arbitrage à la Fifa a évoqué les récentes polémiques nées du math Argentine-Egypte.
« On a été lésés », « on a souffert d'une injustice », c'est peu dire que les Égyptiens étaient frustrés après leur élimination en huitième de finale par l'Argentine (3-2) alors qu'ils menaient encore 2-0 à la 79e minute. Le sélectionneur Hossam Hassan, en conférence de presse, est même allé jusqu'à parler d'un corps arbitral partial, acquis à la cause de Lionel Messi et sa bande, de quoi provoquer la réaction de la Fifa, ce jeudi, par l'intermédiaire de Pierluigi Collina.
« Avec un nombre aussi élevé de matches sur une période de relativement courte, c'est normal que certaines choses ne se passent pas comme prévu, a d'abord concédé le patron de l'arbitrage, avant d'appuyer. Les allégations infondées n'ont pas leur place dans notre sport. Personne ne peut mettre en cause l'intégrité des arbitres du Mondial. Quand cela arrive, ça peut mener à des menaces contre eux ou leurs familles et ce n'est pas juste Ce n'est pas acceptable. De même, personne ne peut prétendre que le service de l'arbitrage de la Fifa puisse être influencé par qui que ce soit, pas même par le président de la Fifa. »
« Il y aura toujours une part de subjectivité »
Rappelant que les arbitres, comme les joueurs et les entraîneurs, « s'efforcent toujours de donner le meilleur d'eux-mêmes », Collina a ensuite défendu, sans le nommer, François Letexier, l'arbitre principal de cet Argentine-Egypte. Selon l'ancien arbitre international, le Français et son équipe ont pris les bonnes décisions et ce alors qu'Hossam Hassan a regretté pour sa part l'annulation du premier but de Mostafa Ziko (à 1-0) et une absence de penalty accordé à Mohamed Salah (à 2-2) avant le but vainqueur d'Enzo Fernandez.
Concernant la première situation, Pierluigi Collina a ainsi rappelé qu'« il n'y a pas de limite définie concernant ni la distance par rapport au but, ni le laps de temps entre l'incident et le but » pour faire appel au VAR, lorsqu'une faute est commise par l'équipe qui attaque à la récupération du ballon. Et, selon le responsable de la Fifa, geste illicite il y avait bien. « Marwan Attia a clairement marché sur le pied du n° 6 argentin, Lisandro Martinez, a-t-il indiqué. Nous considérons qu'une faute est une faute. Que la faute semble 'évidente' ou non, si l'arbitre ne l'a pas vue sur le terrain, le VAR peut intervenir. »
Collina a ensuite abordé l'autre point de crispation : l'action sur Salah dans la surface, avant le but argentin. « Un défenseur qui touche d'abord le ballon puis effectue un contact normal de jeu n'a pas commis de faute, rappelle-t-il. L'arbitre et le VAR ont jugé qu'il s'agissait d'un contact normal entre l'Égyptien n°10 Mohamed Salah et l'Argentin n°10 Julian Alvarez. Bien sûr, il y aura toujours une part de subjectivité dans certaines décisions, mais nous sommes satisfaits de la manière dont ce principe a été appliqué tout au long du tournoi. »














