Etats-Unis : La polémique Balogun relancée

Etats-Unis : La polémique Balogun relancée©Icon Sport, Media365

Thomas Siniecki, Media365 : publié le lundi 13 juillet 2026 à 09h45

Expulsé pour un tacle dangereux, l'attaquant américain Folarin Balogun a été gracié par l'intermédiaire d'un appel de Donald Trump, qui ne s'en est absolument pas caché.

D'après les révélations du Sunday Times, au moment de rejuger le fameux carton rouge reçu par Folarin Balogun contre la Bosnie (2-0) en seizièmes de finale du Mondial, on a décidé... tout seul. Le président de la commission de discipline, l'Emirien Mohammad Al Kamali, aurait ainsi été en charge du dossier sans aucun des 17 autres membres habituellement consultés. Ce qui est une conclusion presque logique à ce dossier fantoche, mais ça reste tout de même savoureux afin de boucler le sketch comme il se doit. Si le sélectionneur Mauricio Pochettino avait salué "une décision fantastique pour le football", rien que ça, rappelons que la FIFA avait subitement étiré cette suspension à un sursis valable pendant un an, "au regard de l'ensemble des circonstances particulières de l'incident ainsi que des éléments de preuve disponibles" selon le communiqué du 6 juillet... signé par Al Kamali bien sûr.

Al Kamali : "Une mesure bien plus équilibrée"

Pas d'autre ajout sur ce point précis, en revanche ledit communiqué est beaucoup plus fourni et s'étendait même en treize longs points et paragraphes pour justifier l'injustifiable. Dont l'affirmation que "la commission de discipline de la FIFA, à l'instar de toute autre instance judiciaire de la FIFA, est indépendante" : "Son président, ses vice-présidents et ses autres membres satisfont aux critères d'indépendance définis dans le règlement de gouvernance de la FIFA, afin de garantir leur impartialité." L'instance se félicitait, par ailleurs, d'avoir infligé une amende de 40 000 dollars à la Fédération américaine : 20 000 euros pour le carton et 20 000 euros pour... Folarin Balogun revenu célébrer après le match alors qu'il n'avait pas le droit.

Et puisque plus c'est gros, plus ça passe, ce qui devient presque un slogan à la FIFA, on précisait également qu'un tel pouvoir discrétionnaire pouvait s'appliquer "pour autant qu'il ne soit pas lié à une manipulation de match, ce qui n'était évidemment pas le cas en l'espèce". Evidemment... On terminait enfin en assurant que "le réexamen des conséquences juridiques des cartons rouges dans le football n'a rien de nouveau" : "En Europe, l'annulation d'un carton rouge constitue une mesure disciplinaire courante, sans que ça n'ait jamais suscité de préoccupations quant au franchissement d'une quelconque 'ligne rouge'. Rappelons une nouvelle fois que le carton rouge n'a pas été annulé. La suspension de ses effets constitue une mesure bien plus équilibrée." Pourquoi n'y avait-on pas pensé avant ? Et pourquoi, surtout (et heureusement), ça n'arrivera-t-il plus jamais, en tout cas dans cette situation claire ?

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