Jean Canesse, Media365 : publié le mercredi 08 juillet 2026 à 12h07
L'attaquant de l'AS Monaco a publié un court message sur ses réseaux, dans lequel il présente ses excuses aux supporters étasuniens.
La levée de sa suspension n'a finalement pas eu l'effet escompté et Folarin Balogun, comme ses partenaires de la Team USA, a pris la porte en huitième de finale du Mondial lundi soir après un cinglant revers subi face à la Belgique (1-4). Environ vingt-quatre heures plus tard (ce mercredi matin pour la France), le buteur de l'AS Monaco est sorti du silence à l'occasion d'un message qu'il a diffusé sur ses réseaux sociaux.
« Ma première Coupe du monde... Ça fait mal d'attendre quatre ans pour concourir au plus haut niveau de notre sport. Je tiens à présenter mes excuses à nos supporters : nous n'avons pas été à la hauteur au moment crucial et nous vous avons déçus », a déclaré le buteur de 25 ans, que l'on annonce sur le départ de Monaco cet été.
« Pour la nation. Pour le drapeau »
« Le football aux États-Unis ne fera que prendre de l'ampleur. La confiance, le talent et la passion ne cessent de croître et je sais que le meilleur est à venir. L'avenir appartient à ceux qui ne cessent jamais d'y croire. Ce moment nous donnera la force de revenir », a poursuivi un Balogun se voulant patriote au moment de conclure son message : « Pourquoi pas nous ? Pour la nation. Pour le drapeau. »
C'est la première fois que réagit celui qui fut au cœur de la plus grande polémique de ce Mondial (en grande partie) organisé aux Etats-Unis. Exclu en 16es de finale, après avoir écrasé la cheville d'un défenseur bosnien, Folarin Balogun avait vu sa suspension disparaître dans la foulée d'un coup de fil de Donald Trump à Gianni Infantino (le président de la Fifa). Si son sélectionneur Mauricio Pochettino a toujours clamé qu'une injustice avait été réparée, l'ancien Rémois n'a, lui, jamais évoqué publiquement le sujet.
Balogun aurait toutefois glissé quelques mots au sélectionneur de la Belgique Rudi Garcia lundi soir, ce dernier prenant ensuite sa défense en conférence de presse d'après-match : « Lui n'y est pour rien. Ce n'est pas lui qu'il faut blâmer et je lui ai dit cela. J'apprécie qu'il soit venu me parler. » L'échange est resté privé mais le Monégasque, qui sait, prendra peut-être un jour la parole pour exprimer ce qu'il a ressenti en étant au cœur de cette affaire, malgré lui. C'est visiblement trop compliqué aujourd'hui.














