Espagne : Ferran Torres au centre de toutes les polémiques

Espagne : Ferran Torres au centre de toutes les polémiques©Icon Sport, Media365

Fabien Le Floc'h, Media365 : publié le mercredi 22 juillet 2026 à 23h32

Depuis son but victorieux en finale de la Coupe du monde 2026 contre l'Argentine (1-0, a.p.), Ferran Torres est dans l'œil du cyclone pour diverses raisons.

En marquant l'unique but de la finale de la Coupe du monde 2026 en faveur de l'Espagne face à l'Argentine (1-0 a.p.), Ferran Torres est définitivement entré dans une autre dimension. La vie de l'attaquant du FC Barcelone a basculé sur une seule action et il est certainement en train de s'en rendre, tant les polémiques autour de lui s'accumulent de l'autre côté des Pyrénées. Tout a commencé avec sa casquette, portée lors des célébrations de la Roja à Madrid ce lundi.

Une casquette rouge flanquée de l'inscription « Make Spain Great Again ». Difficile de ne pas y voir l'allusion avec la célèbre casquette de Donald Trump « Make America Great Again » et difficile de ne pas faire la connexion avec l'extrême droite, puisque cette phrase avait déjà été reprise ces dernières années en Espagne par Santiago Abascal, leader du parti conservateur Vox (extrême droite). La Maison-Blanche a d'ailleurs apprécié le clin d'oeil. Ferran Torres ne s'est pourtant jamais positionné sur le plan politique, au contraire de son coéquipier Borja Iglesias, engagé à gauche.

Fresque vandalisée à Barcelone

Les partis espagnols de gauche, comme Sumar, n'ont pas tardé à s'en prendre à Ferran Torres et une nouvelle polémique a éclaté autour de lui, lorsque l'attaquant espagnol a été accusé de spéculation immobilière par le parti Sumar. Originaire de Valence, où il a été formé avant de rejoindre Manchester City, Ferran Torres posséderait des dizaines d'appartements dans la troisième ville d'Espagne. Et dans un pays où les gens ont de plus en plus de mal à se loger en raison de l'augmentation du prix des loyers, cela ne passe pas.

Ces dernières heures, c'est à Barcelone qu'une fresque peinte en son honneur, le montrant embrasser la Coupe du monde, a été vandalisée moins de 24 heures après sa création. Si Ferran Torres ne semble pas directement visé par cette action, des messages hostiles à la sélection espagnole ont été écrits. Des individus ont ainsi recouvert la fresque de peinture blanche avant d'inscrire « Puta Espanya » et un second message en catalan : « Volem seleccions catalanes » (« Nous voulons des sélections catalanes »). Ferran Torres, dont l'avenir en Catalogne est incertain puisqu'il est courtisé par le PSG, doit certainement espérer que toute cette agitation se calme dans les prochaines semaines.

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