Espagne : De La Fuente « admirateur de Mbappé »

Espagne : De La Fuente « admirateur de Mbappé »©Icon Sport, Media365

Thomas Siniecki, Media365 : publié le mardi 14 juillet 2026 à 10h20

Il n'y a pas que du « trashtalk » dans les prises de parole avant France - Espagne, cette finale du Mondial avant la lettre. Au contraire, chacun essaie quand même de ne pas trop piquer son adversaire.

Luis De La Fuente n'a pas fait de jaloux. Présent en conférence de presse, comme le veut la tradition, à la veille de la demi-finale mondiale entre la France et l'Espagne, il a autant encensé Lamine Yamal que... Kylian Mbappé. "La critique est libre, mais pour moi, Kylian Mbappé est un joueur génial. Je suis un admirateur d'un football spectaculaire et des grands footballeurs, et il est évidemment un grand du football mondial." Son jeune rival du Barça, lui, "doit rester calme et prendre du plaisir" selon son sélectionneur : "Le grand jour de Lamine Yamal en Coupe du monde n'est pas encore arrivé, alors j'espère que ce sera mardi. Et sinon ce sera en finale, si on arrive à se qualifier."

"César a dit qu'il n'y avait pas de grand accomplissement sans souffrance"

Le coach de la Roja est prêt à souffrir, en ce sens il cite carrément le plus grand des empereurs romains : "Vous parlez toujours de cette souffrance. Mais Jules César a dit qu'il n'y avait pas de grand accomplissement sans souffrance. C'est une des expressions que je prends de l'empire romain. Nous sommes là pour souffrir." Mais pas pour subir le statut de favori, habilement (ou pas) laissé par Didier Deschamps : "J'ai toujours dit que ça n'importait pas, le fait que les gens nous décrivent comme favoris ou non... Un très bon ami à moi disait que quand d'autres personnes mettent de la pression sur nous, il faut se demander s'ils pensent réellement ce qu'ils disent. Je vais immédiatement relâcher la pression dans la pièce : tout ceci n'a pas d'importance."

L'ancien arrière gauche de Bilbao, devenu entraîneur fédéral par excellence, sait que l'équipe de France a beaucoup progressé depuis le 5-4 de l'année dernière en Ligue des nations, et il précise d'ailleurs que son équipe doit tout faire pour éviter les mêmes erreurs. Décidément philosophe et fan des grands Jules, il cite enfin un des plus grands charmeurs espagnols de l'histoire : "Je suis très romantique, j'aime même Julio Iglesias. Je dis à mes joueurs de profiter de ce qu'ils ont, de faire ce qu'ils savent faire. C'est la pression que je leur mets. On aime aborder les choses de cette façon, ça n'a pas trop mal fonctionné."

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