Jean Canesse, Media365 : publié le mercredi 15 juillet 2026 à 13h08
Le capitaine de la Roja s'est plaint d'un traitement en défaveur de l'Espagne dans le tournoi, faisant référence notamment aux nouvelles consignes.
« Je ne veux pas passer pour une pleureuse parce qu'on a perdu mais est-ce que l'arbitre avait le niveau pour une demi-finale de Coupe du monde ? » Très frustré après l'élimination des Bleus mardi soir, mais aussi pendant la demi-finale face à l'Espagne (0-2), Didier Deschamps n'a pas été le seul à trouver des choses à reprocher à Ivan Barton, l'arbitre principal de la rencontre. Rodri, Ballon d'Or 2024 et capitaine de la Roja, avait aussi son mot à dire.
Interrogé sur le match de Lamine Yamal après la demi-finale et les éventuels coups qu'il a reçus, Rodri a affirmé : « Ça fait trois matches qu'on gère ce type de situations. On parle de 10 ou 15 fautes non sifflées. » Pour la sentinelle de Manchester City, le corps arbitral ne sanctionne pas assez lors de ce Mondial. « Si on ne siffle pas, les défenses continuent de faire la même chose. La permissivité est évidente. Aujourd'hui surtout, a-t-il appuyé, avant de complimenter le meneur barcelonais. Il a fait un grand match. »
« Le match le plus important de notre vie »
« Il va falloir récupérer avant de jouer le match le plus important de notre vie. L'équipe a été sensationnelle, notamment sans le ballon », s'est par ailleurs emballé Rodri alors que Pedro Porro, deuxième buteur et élu joueur du match par la Fifa, s'est lui aussi montré très satisfait. « Toute l'équipe a été excellente, a confié le latéral de Tottenham, avant d'évoquer son cas personnel. Je crois en moi-même, je n'ai rien à prouver à personne mais, évidemment, je n'imaginais pas, même dans mes rêves les plus fous, réussir un tel Mondial. »
Premier buteur du match et auteur de cinq réalisations dans le tournoi, Mikel Oyarzabal a lui salué l'état d'esprit et la gestion des émotions de l'équipe. « On est immensément heureux, immensément fiers de ce que l'on a fait et de ce que l'on est en train d'accomplir mais je crois aussi qu'avoir ce calme et cette tranquillité, c'est bon pour ce qui vient, espère-t-il. On est à un tout petit pas de réaliser quelque chose d'historique. » Ce dimanche à 21 heures (heure française), l'Espagne jouera la deuxième finale de Coupe du monde de son histoire. La première avait débouché sur le titre d'Andres Iniesta et consorts en 2010, face aux Pays-Bas, lors d'une finale âpre et qui s'était débloquée à la 116e minute (0-1, a.p.).













