Fabien Le Floc'h, Media365 : publié le mercredi 22 juillet 2026 à 19h29
Le président de la Conmebol, la confédération sud-américaine de football, pousse pour faire passer la Coupe du monde 2030 de 48 à 64 équipes.
Les amateurs de football se remettent à peine de leur première Coupe du monde à 48 équipes qu'ils pourraient déjà avoir à se préparer à un nouveau changement de format pour l'édition 2030. Une édition 2030 qui s'annonce déjà particulièrement compliquée sur le plan de la logistique (et de l'empreinte carbone), puisqu'elle se tiendra principalement en Espagne, au Portugal et au Maroc... mais avec plusieurs matches disputés en Uruguay, en Argentine et au Paraguay au début du tournoi.
Et tant qu'à y être, pourquoi ne pas passer de 48 à 64 équipes, soit deux fois plus qu'en 2022 lors de l'édition disputée au Qatar ? C'est ce que doit se dire Alejandro Dominguez, le président de la Conmebol, l'instance de football sud-américaine. Le dirigeant paraguayen parle « d'une grande opportunité pour le football pour célébrer le centenaire de la Coupe du monde avec une compétition à 64 équipes ». Une idée qui permettrait bien évidemment à l'Amérique du Sud, et donc à son pays le Paraguay, d'obtenir plus de rencontres au début de l'édition 2030. À l'heure actuelle, trois matchs sont prévus à Asunción (Paraguay), Montevideo (Uruguay) et Buenos Aires (Argentine).
Des potentiels revenus alléchants
L'idée d'Alejandro Dominguez n'est pas nouvelle. En avril 2025, la Conmebol avait formulé une demande en ce sens à la Fifa en ce sens, mais le dossier n'a jamais été tranché. Ce qui signifie que la Fifa n'a pas encore dit non... Mais pour quelles raisons l'instance du football mondial accepterait-elle une telle proposition ? Pour faire gonfler ses revenus, notamment. Selon la presse britannique, la Coupe du monde 2026 a généré deux fois plus de recettes qu'il y a quatre ans. Plus de pays, plus de matchs, plus de revenus, l'équation est simple.
Promettre le passage de 48 à 64 pays serait aussi une façon pour Gianni Infantino, le président de la Fifa, de s'assurer des votes d'un certain nombre de pays lors de la prochaine élection pour la présidence de l'instance, en mars 2027. Chaque fédération possède en effet une voix lors du vote. Mais passer de 48 à 64 pays en 2030 provoquerait certainement un nombre de matchs beaucoup plus important et un allongement encore non-négligeable de la durée du tournoi, ce qui ne manquerait pas de provoquer des polémiques.













