Coupe du monde 2030 : La drôle de proposition d'Infantino au Maroc

Coupe du monde 2030 : La drôle de proposition d'Infantino au Maroc©Icon Sport, Media365

Axel Allag, Media365 : publié le mercredi 05 août 2026 à 20h00

Ce mercredi, le président de la FIFA Gianni Infantino s'est rendu au Maroc afin de préparer un éventuel nouveau mandat à la tête de la FIFA. Il n'a pas fait que ça, selon des informations de The Times.

En pleine tempête politique, Gianni Infantino abat ses dernières cartes avant l'élection présidentielle de mars 2027, et voilà une proposition bien audacieuse formulée par le patron de la FIFA à la Fédération Royale Marocaine de Football. En visite au Maroc ce mercredi pour sécuriser des appuis en vue de l'élection, le président de la FIFA aurait formellement proposé d'attribuer la finale de la Coupe du monde 2030 au gigantesque futur stade Hassan II de Casablanca (115 000 places), au détriment du Santiago-Bernabéu de Madrid, qui lui fait concurrence.

Un soutien public contre la finale de la Coupe du monde 2030 au Maroc

Une véritable monnaie d'échange révélée par nos confrères de The Times, ce mercredi. Fragilisé par les contestations en interne depuis plusieurs jours, l'Italo-Suisse cherchait un soutien public et sans équivoque de la Fédération Royale Marocaine de Football. Chose faite lorsque le 1er août dernier, le Royaume a rapidement publié un communiqué officiel réaffirmant sa fidélité au président de l'instance mondiale.

Pour Rabat, décrocher l'affiche ultime du Mondial 2030 est devenu un enjeu d'État. Historiquement favorable aux ambitions marocaines, Infantino pensait initialement officialiser ce choix lors du congrès de 2027. Mais ce soutien inconditionnel passe mal auprès des opposants au président de la FIFA, qui jugent cette alliance de plus en plus compromettante, à en croire nos confrères de RMC Sport. Le calcul reste toutefois risqué pour le Maroc : si Gianni Infantino venait à être battu dans les prochains mois (voire même licencié plus rapidement au regard de son récent projet et de la menace de l'UEFA), ce pacte de confiance n'aurait plus aucune valeur juridique et le futur patron du football mondial pourrait tout à fait redonner la finale à l'Espagne et à un Santiago-Bernabéu qui, lui aussi, n'attend que cela.

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