Coupe du monde 2026 : Les faux maillots cartonnent

Coupe du monde 2026 : Les faux maillots cartonnent©Alamy, Media365
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Marie Mahé, Media365 : publié le mardi 19 mai 2026 à 18h20

A l'approche de l'édition 2026 de la Coupe du monde, le marché des maillots bat son plein. Tout comme celui des faux maillots.

L'édition 2026 de la Coupe du monde se rapproche. Elle se déroulera entre le jeudi 11 juin et le dimanche 19 juillet prochains, au Canada, aux Etats-Unis et au Mexique. Les maillots des différentes sélections qualifiées, officiels depuis longtemps, restent chers pour beaucoup de fans. Ils peuvent facilement coûter 110 euros et les prix peuvent même encore augmenter. Par conséquent, le marché des faux maillots est particulièrement actif.

Cette contrefaçon permet d'avoir des tuniques très réalistes. Le Matin indique que ce marché est généralement contrôlé par des réseaux criminels. Le média rapporte l'exemple d'un supporter ayant reçu, en seulement dix jours, une contrefaçon du maillot 2026 de l'Espagne. Ce fan s'en est ensuite vanté sur un forum en ligne : « Il est presque impossible de faire la différence entre les deux. » On peut retrouver le logo du pays brodé au bon endroit. Tous les différents détails artistiques sont aussi bien présents en filigrane.

Les saisies de contrefaçons multipliées

Pour ce même supporter, il s'agit d'« savoir-faire très solide » pour des maillots proposés à une quinzaine d'euros, seulement. Auprès de l'AFP, Delphine Sarfati, directrice générale de l'Union des fabricants (Unifab), s'est exprimée : « Aujourd'hui, n'importe qui peut acheter un faux maillot de foot en ligne. » Selon elle, « les saisies de contrefaçons ont été multipliées par 4 depuis 2020 » et « la contrefaçon représente 15% des parts du marché des articles de sport ».

Avant ensuite d'ajouter : « On est passé de la mama italienne qui les fabriquait dans un atelier de fond de cour à des usines entières en Chine. » De son côté, Yann Ambach, chef du bureau en charge de la politique tarifaire et commerciale à la Douane française, a ajouté, toujours auprès de l'AFP : « On est sur de la grande fraude, des réseaux criminels, de la polycriminalité (...). Ce n'est pas anodin de fabriquer, de transporter et d'acheter une contrefaçon, on alimente les réseaux criminels, c'est de l'emploi en moins, de la perte de savoir-faire et des pertes de recettes fiscales. »

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