Thomas Siniecki, Media365 : publié le mardi 16 juin 2026 à 09h45
Dans le contexte de guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, même si un accord vient officiellement d'être trouvé, le calvaire se poursuit pour le pays asiatique.
Lundi, au cours de la journée précédant leur premier match au Mondial 2026 face à la Nouvelle-Zélande (2-2), les Iraniens pensaient pouvoir rester aux Etats-Unis jusqu'au mardi. Mais finalement, un peu à la dernière minute, ils ont su qu'ils devaient bel et bien rentrer illico au Mexique après la rencontre. Le coach Amir Ghalenoei en a marre : "Ils ont retardé notre arrivée, désormais ils nous forcent à repartir plus tôt sans temps de récupération et je ne sais pas pourquoi. Ils rendent la situation de plus en plus difficile, en nous mettant face à toujours plus d'obstacles, mais nous n'allons pas laisser ça nous empêcher de faire de notre mieux."
Taremi : "La FIFA doit nous aider davantage, on veut cette paix qui est au coeur de ses valeurs. Infantino veut essayer, mais il y a d'autres choses en jeu"
Ils, c'est l'organisation au sens large, donc les Etats-Unis et la FIFA, qui contraignent le staff à assumer également ce que les dirigeants auraient dû faire... s'ils avaient été acceptés sur le territoire américain (ce qui n'est pas le cas). "C'est pourquoi je pense que nous sommes l'équipe la plus opprimée de la Coupe du monde", poursuit le sélectionneur de la Team Melli.
Pour l'attaquant et capitaine vedette Mehdi Taremi, c'est également "un désastre, une source de stress énorme pour les joueurs, le staff et tout le monde" : "On ne bénéficie pas du soutien nécessaire, la FIFA doit nous aider davantage. Tout est une catastrophe pour nous. On en a assez, on rencontre beaucoup de problèmes depuis deux mois... C'est tellement grave et ça affecte notre équipe, on veut juste cette paix qui est au coeur des valeurs de la FIFA, comme la joie et tout ça..." Un nouveau taquet à la Fédération internationale, même si l'avant-centre de Porto n'accable pas son président Gianni Infantino, qui est venu voir l'équipe dans le vestiaire : "Il veut essayer de nous aider, mais il y a aussi d'autres choses en jeu." Ça, on l'avait bien compris.














