Thibaut Simon, Media365 : publié le mardi 14 juillet 2026 à 10h50
Avant le choc de ce mardi 14 juillet entre la France et l'Espagne pour le compte des demi-finales du Mondial 2026, la presse ibérique se veut prudente.
C'est le choc que tout le monde attend. En ce jour de fête nationale pour la France, les Bleus jouent, à Dallas (21h00), leur place pour la finale de la Coupe du monde 2026. Une troisième en trois éditions consécutives, la quatrième en 20 ans. Après la Russie, l'équipe de France compte bien faire des Etats-Unis une terre d'étoile et décrocher pour la troisième fois de son histoire la récompense suprême. De son côté, l'Espagne vise également la victoire finale avec une deuxième Coupe du monde en ligne de mire. La Une de Marca ce mardi ne s'y trompait pas avec une photo d'une main sur l'emblème de la sélection et le titre, « on a un pressentiment ». Pourtant, les Bleus font peur à la presse espagnole. L'attaque française est dans toutes les têtes et l'Espagne devra « passer par une montagne » comme l'a expliqué le quotidien espagnol.
« Le Tourmalet s'appelle Mbappé »
Depuis le début de la compétition, le trio Mbappé-Olise-Dembélé donne des sueurs froides aux adversaires et l'Espagne n'y échappe pas. En plein Tour de France, Marca n'hésite pas à faire le parallèle entre le parcours de la Grande Boucle et le niveau de jeu affiché par les Bleus. « L'Espagne devra franchir dix cols pour éliminer l'équipe de France la plus redoutable de ces dernières années ». De l'étape 1, « a priori simple » qui vise à « causer des dégâts sur les côtés » à la plus difficile, une 10e étape intitulée « Le Tourmalet s'appelle Mbappé ». La presse espagnole ne tarit pas d'éloges sur l'équipe de France. Véritable machine à gagner, grandissime favoris pour remporter la Coupe du monde, les compliments ne s'arrêtent plus dans les journaux pour qualifier la force de frappe tricolore. « Chaque étape recèle un piège différent. Certaines invitent à attaquer. D'autres exigent de survivre. »
Intimidation ou crainte véridique ?
Avec Lamine Yamal comme véritable détonateur de l'attaque espagnole, la presse place l'attaquant du Barça aux côtés du capitaine de l'équipe de France. C'est le cas chez Mundo Deportivo, qui illustre les deux joueurs de Liga avec le titre : « Une première finale ». As de son côté se montre prudent. Si les dernières confrontations ont tourné à l'avantage de l'Espagne (Euro 2024, Jeux olympiques de Paris et Ligue des nations 2025), le quotidien madrilène évoque « un contexte très différent » et aucune de ces rencontres ne peut servir de base d'analyse.
Une chose est sûre, Lamine Yamal est bien l'élu pour faire tomber la France ce mardi à Dallas. Consultant pour la Cadena Ser, Kiko Narváez, ancien international, évoque les faiblesses françaises sur les ailes avec Jules Koundé et Lucas Digne. « Notre arme fatale : le gamin. Qu'il simplifie le jeu et qu'il fasse une bonne lecture du jeu pour libérer le bord de la surface. »












