Coupe du Monde 2026 : La Fifa trop exigeante avec les candidats à l'organisation ?

Coupe du Monde 2026 : La Fifa trop exigeante avec les candidats à l'organisation ?©Media365
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Maxence Dourlen, publié le mercredi 21 mars 2018 à 14h36

L'organisation de la Coupe du Monde 2026 prend du plomb dans l'aile. Alors que seulement deux candidatures sont actuellement en lice, plusieurs villes nord-américaines ont décidé de se retirer du projet mener en collaboration entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada. Selon The Guardian, Chicago, Minneapolis, Vancouver et Glendale ne veulent pas céder face aux exigences de la Fifa...

Déjà fragilisée par l'attribution houleuse liée aux deux prochaines Coupes du Monde (Russie et Qatar), la Fifa se retrouve à nouveau dans une mauvaise position à quelques mois d'attribuer la Coupe du Monde 2026. Conscient que le fait « d'accorder deux Coupes du Monde en même temps fut une erreur », Gianni Infantino, le président de la Fifa doit faire face depuis peu à la fronde de plusieurs villes nord-américaines. Alors que seulement deux candidatures se retrouvent sur la table (Celle du Maroc et la candidature conjointe entre le Mexique, le Canada et les Etats-Unis), les villes de Chicago, Vancouver, Minneapolis et Glendale auraient décidé de se retirer de cette course à l'obtention de la Coupe du Monde 2026. La faute à des « demandes abusives » émanant directement de la Fifa...Le maire de Chicago inquiet pour les contribuablesAvant ce retrait, la candidature conjointe entre le Mexique, les Etats-Unis et le Canada proposait 23 villes pouvant accueillir la Coupe du Monde 2026. Désormais, elles ne sont plus que 19. Le maire de Chicago, Rahm Emanuel a précisé récemment les raisons du retrait de « cette grande ville événementielle ». Pour l'homme politique de 58 ans, les exigences de la Fifa seraient trop dangereuses pour les contribuables de « Windy City ». Par exemple, l'organisation dirigée par Infantino exigeraient que la ville de Chicago construise un toit au-dessus du fameux Soldier Field, le stade qui avait accueilli le match d'ouverture de la Coupe du Monde 1994. La Fifa exigerait également la possibilité de modifier ses demandes à tout moment... Une demande irrecevable pour le maire de Chicago selon The Guardian. « L'incertitude pour les contribuables, couplée à l'inflexibilité de la Fifa et à sa réticence à négocier, étaient des indications claires que la poursuite de l'offre n'était pas dans l'intérêt de la ville de Chicago », a déclaré Rahm Emanuel. Un constat partagé par les villes de Minneapolis, Vancouver et Glendale.Les vestiges du passé inquiètent... Forcément alerté par les différentes conséquences liées aux dernières Coupes du Monde, les différents maires de ces quatre villes ne désirent pas prendre de risques inconsidérés. Par exemple, le Cape Town Stadium, construit pour la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud, est un véritable fardeau financier qui fait perdre plus de dix millions de dollars par an à la ville du Cap. D'autres exemples existent comme le stade de Brasilia ou encore celui de Cuiaba au Brésil qui ne servent plus comme enceintes sportives. Même constat en Grèce après les Jeux Olympiques de 2004 et à Sidney où le Stade Olympique datant de 2000 risque d'être détruit à cause de son obsolescence. Un véritable casse-tête débute pour la Fifa alors que les interrogations subsistent autour des prochaines Coupes du Monde en Russie et au Qatar. A noter que ce Mondial 2026 sera le premier à rassembler 48 équipes (contre 32 actuellement). Le pays hôte sera désigné en juin prochain et, pour la première fois de l'histoire, ce ne sera pas un conseil restreint qui votera. L'ensemble des 211 fédérations de la Fifa procéderont au vote pour départager le Maroc et la candidature commune entre le Mexique, le Canada et les Etats-Unis.

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