Coupe du monde 2026 : L'arbitre refoulé des Etats-Unis accueilli en héros en Somalie

Coupe du monde 2026 : L'arbitre refoulé des Etats-Unis accueilli en héros en Somalie©Icon Sport, Media365
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Mathieu Armand, Media365 : publié le mercredi 10 juin 2026 à 14h26

Après son renvoi des États-Unis où il devait officier lors de plusieurs matchs du Mondial, Omar Artan a été accueilli en héros en Somalie. Et on en sait plus sur les raisons de cette décision.

Une centaine de personnes attendaient Omar Artan devant l'aéroport de la capitale somalienne, Mogadiscio, ce mercredi. Un retour en triomphe pour le meilleur arbitre africain de 2025, qui a été refoulé samedi lors de son arrivée aux États-Unis. « Je serai là à la prochaine Coupe du monde », a assuré le Somalien devant l'aéroport. « Malgré ce qui m'est arrivé, je ne suis pas découragé. Nous avons notre pays, la Somalie, et ce drapeau, dans les bons moments comme dans les mauvais. Nous devons défendre son honneur, rester fidèles à nos responsabilités et poursuivre nos efforts pour servir notre nation avec fierté. » a-t-il poursuivi.

« J'avais tout »

Dans un entretien téléphonique accordé au New-York Times, mardi à Istanbul, Omar Artan a indiqué ne pas connaître les raisons de son renvoi : « J'avais les bons documents, j'avais tout, j'avais le bon visa », a-t-il expliqué, déçu de manquer le Mondial. « Je ne suis qu'un arbitre qui tentait de vivre son rêve, le plus grand rêve de ma vie, participer à la Coupe du monde. » Dans son témoignage, l'arbitre somalien raconte avoir été interrogé pendant 11 heures avant d'être placé dans une cellule de rétention. Il a ensuite embarqué dans un avion pour Istanbul.

« De bonnes raisons »

Comme certains membres de la délégation iranienne, Omar Artan s'est donc lui aussi vu refuser l'entrée sur le sol américain. Pourtant, le patron de l'équipe de la Maison Blanche chargée de l'organisation de la Coupe du monde, Andrew Giuliani, se félicite des décisions prises : « Jusqu'à présent, 35 équipes ont pu entrer aux États-Unis. Aucun joueur ni entraîneur ne s'est vu interdire l'accès », a-t-il expliqué lors d'une discussion organisée par le groupe de réflexion Atlantic Council à Washington. « Il y a eu des responsables qui se sont vu interdire l'entrée et pour de bonnes raisons », justifie-t-il, en évoquant la nécessité d'empêcher « des acteurs malveillants de venir dans le pays sous couvert de la Coupe du monde ».

Pour ce qui est de l'arbitre somalien, Andrew Giuliani estime qu'il y a « une très bonne raison » à son renvoi. La police aux frontières parle « de problème lié à la vérification de ses antécédents ». Un responsable du département d'État américain a même affirmé mardi à l'AFP que l'arbitre était « lié à des personnes soupçonnées d'appartenir à des organisations terroristes », ce qui « rendait le voyageur inéligible à l'entrée » sur le sol américain.

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