Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le jeudi 11 juin 2026 à 11h50
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, s'est présenté mercredi face aux journalistes et a abordé notamment l'arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, refoulé à son arrivée par les États-Unis.
Avant le match d'ouverture (Mexique - Afrique du Sud ce jeudi, 21h00) et le coup d'envoi de la Coupe du monde 2026, Gianni Infantino a tenu une conférence de presse, mercredi à Mexico, et abordé plusieurs sujets. Dans les entrailles du mythique stade Aztèque, le président de la FIFA a évidemment évoqué le cas du Somalien Omar Abdulkadir Artan, désigné meilleur arbitre africain en 2025, qui a été refoulé lors de son arrivée aux États-Unis et n'officiera donc pas finalement durant la compétition cet été.
« Malheureux mais nous ne contrôlons pas tout »
« C'est malheureux ce qui lui est arrivé mais nous ne contrôlons pas tout », a confié le puissant patron de la Fédération internationale. « Nous essayons, nous discutons, nous échangeons, nous verrons. Parfois, il est bon de se détendre, de travailler sur tous les aspects et de tenter de trouver des solutions. Se mettre immédiatement à crier et à hurler provoque l'effet inverse de celui recherché. Nous cherchons toujours des solutions mais il faut bien comprendre que nous ne sommes pas les maîtres du monde, capables de dicter notre loi aux gouvernements et aux forces de police, a ajouté Infantino. Nous sommes une organisation sportive. »
Infantino espère que Christophe Gleizes « bénéficiera d'une grâce présidentielle » et viendra au Mondial
Posé sur le podium, près du trophée de la Coupe du monde, Gianni Infantino a parlé également de l'accréditation accordée à Christophe Gleizes, le journaliste sportif français actuellement emprisonné en Algérie : « Il y a une place vide dans cette salle, aujourd'hui (mercredi). Cette place est réservée au journaliste français Christophe Gleizes, le seul journaliste sportif détenu au monde. Il est accrédité et sa place est réservée. J'ai invité ses parents au match France-Sénégal (le 16 juin). J'espère sincèrement que, dans un grand élan d'humanité, il bénéficiera d'une grâce présidentielle et pourra même se joindre à nous ici pendant la Coupe du monde. En attendant son départ, sa place lui est réservée. »
En outre, une question lui a été posée sur le président américain Donald Trump. Un personnage qui fait beaucoup parler et sans qui il aurait été « impossible » d'organiser ce Mondial aux États-Unis, selon le boss de la FIFA. « J'entretiens d'excellentes relations avec le président Trump, et j'en suis ravi. Je l'ai connu lors de son premier mandat et nous collaborons étroitement depuis le début de ce second. Sans son engagement et sa participation, il aurait été tout simplement impossible d'organiser une Coupe du monde aux États-Unis. Je ne regrette donc pas qu'ils en soient les co-organisateurs. »














