Coupe du monde 2026 : Ces conditions climatiques qui inquiètent

Coupe du monde 2026 : Ces conditions climatiques qui inquiètent©Icon Sport, Media365

Fabien Le Floc'h, Media365 : publié le vendredi 05 juin 2026 à 14h47

La Coupe du monde 2026, qui débutera le 11 juin prochain, pourrait être perturbée par des conditions climatiques extrêmes.

Au-delà d'un intérêt sportif relatif, la Coupe du monde des clubs disputée l'été dernier aux États-Unis a permis de se rendre compte de la principale difficulté qui allait attendre les sélections engagées à la Coupe du monde 2026 : le climat. Entre les rencontres disputées sous un soleil de plomb et celles interrompues pendant plusieurs heures à cause d'orages, la Fifa avait dû faire face aux critiques l'été passé, notamment sur les horaires des rencontres, parfois plus adaptés aux demandes des télévisions qu'aux joueurs.

30 % des matchs à risque

L'instance dirigeante du football mondial n'a pas souhaité entendre les protestations. Ainsi, l'équipe de France disputera son premier match contre le Sénégal le mardi 16 juin à 15 heures à New York (21h en France) sous des températures élevées, avec plus de 30 degrés attendus. Le World Weather Attribution (WWA), un réseau international de scientifiques, a révélé le mois dernier que près de 30 % des matchs de la compétitions sont susceptibles de se dérouler dans des conditions éprouvantes, entre trop fortes chaleurs et hauts taux d'humidité.

« La finale de la Coupe du monde - l'un des plus grands événements sportifs de la planète - pourrait être disputée sous une chaleur pouvant entraîner son annulation. Ça devrait servir de signal d'alarme pour la Fifa et les supporters », a clamé Friederike Otto, climatologue et membre du WWA. Pas sûr toutefois que cet avertissement suffise pour que la Fifa modifie un programme établi longuement à l'avance, alors pourtant les matchs de cette Coupe du monde pourraient donc s'avérer « plus ennuyeux » à cause de la difficulté pour les athlètes de répéter les efforts.

Les pauses chaleurs insuffisantes

La mise en place des pauses fraîcheur pour scinder les mi-temps en deux, tant décriées par les entraîneurs mais moins par les diffuseurs et les publicitaires, ne suffira pas à aider les joueurs à se remettre de telles conditions météorologiques. « Les études montrent qu'elles ne suffiront pas à atténuer le stress thermique, fait savoir Chris Mullington, anesthésiste et membre du WWA. Pour y remédier pleinement, il faudrait également prolonger la pause à la mi-temps. » Ce qui est évidemment impossible...

Pour parer à ces conditions de jeu difficiles, la Fifa mise sur les stades climatisés (à Dallas, Houston et Atlanta), qui accueilleront surtout des matchs en pleine journée, quand d'autres rencontres se joueront plutôt en début de soirée dans les zones à risque. Mais aussi sur certains stades qui disposent de toits pour apporter un peu d'ombre, comme celui de Los Angeles. Suffisant pour ne pas assister à une Coupe du monde décevante ? Réponse dans quelques semaines.

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