Thomas Siniecki, Media365 : publié le samedi 12 juillet 2025 à 17h42
C'était une fête nationale deux jours en avance. Tous ceux qui l'ont vécu ne peuvent pas oublier.
Oui, il y a eu le 2 juillet 2000 (France - Italie à l'Euro), le 9 juillet 2006 (France - Italie au Mondial), le 10 juillet 2016 (France - Portugal à l'Euro), le 15 juillet 2018 (France - Croatie au Mondial), le 18 décembre 2022 (France - Argentine au Mondial) ou même le 8 juillet 1982 pour remonter aux origines des grandes épopées des Bleus (le fameux France - RFA de Séville au Mondial). Mais en vérité, rien ne pourra jamais égaler le 12 juillet 1998. Quelle que soit l'année, l'évocation de cette date du 12 juillet est sans doute la seule qui tilte automatiquement dans l'esprit de tous les fans de football en France.
Jacquet : "On pensait qu'il restait cinq minutes, mais il y en avait encore plus de 20 !"
Il y a 27 ans déjà, Zinedine Zidane plaçait donc ses deux coups de boule, à très bon escient ceux-ci, pour tromper Claudio Taffarel sur deux corners d'Emmanuel Petit (1-0, 27e) puis Youri Djorkaeff (2-0, 45e+1). Les deux rentrants, le premier venant de la droite et le deuxième de la gauche, Roberto Carlos se souvenant particulièrement de ce dernier en voyant son futur coéquipier au Real Madrid placer le ballon entre ses jambes alors qu'il se situait collé au poteau sur sa ligne de but. Et bien sûr, Emmanuel Petit qui parachève l'oeuvre en contre à la 93e minute sur une ultime passe de Patrick Vieira, comme dans un rêve (3-0), malgré l'infériorité numérique depuis l'expulsion - souvent oubliée - de Marcel Desailly au coeur de la seconde période (67e). "Avec Philippe Bergeroo, on pensait qu'il restait cinq minutes, mais il y en avait encore plus de 20", s'exclamait Aimé Jacquet en 2018 au moment de se souvenir une énième fois de ce soir de gloire.
Comme un symbole, le but d'Emmanuel Petit était le 1 000e tout pile de l'histoire de l'équipe de France. Ce 12 juillet 1998, c'était aussi les multiples occasions pour Stéphane Guivarc'h et Christophe Dugarry, les arrêts lunaires de Fabien Barthez et sa sortie explosive face à Ronaldo, littéralement couché à la demi-heure de jeu après avoir déjà frôlé le forfait avant la finale... La finale rêvée et l'incrédulité d'un 3-0 passé au grand Brésil, un grand tout gravé pour l'éternité, comme le titrait L'Equipe le lendemain.













