Jean Canesse, Media365 : publié le jeudi 09 juillet 2026 à 12h01
La ministre des Sports Marina Ferrari a de nouveau dénoncé ce jeudi matin les propos racistes dont a été victime Kylian Mbappé.
« Elle a fait plus que gâché la fête, ils étaient absolument abjects ces propos tenus par cette sénatrice. » Invitée ce jeudi matin sur France Info, Marina Ferrari a été interrogé sur la sortie raciste de Celeste Amarilla, membre du Parti libéral radical authentique (classé à droite) et sénatrice d'opposition au Paraguay.
Après avoir rappelé que « le Procureur de Paris a été saisi à ce sujet », la ministre des Sports a confirmé avoir reçu un message des autorités paraguayennes. « Oui. Nous avons reçu des excuses du gouvernement paraguayen qui a dit que ça ne correspondait absolument pas aux valeurs qui étaient portées par le pays, a-t-elle révélé. Cette femme, cette sénatrice, continue sur sa lancée, sa triste lancée, si j'ose dire, et je trouve que quand on est une responsable politique... (ndlr : elle marque une pause) C'est juste pas possible de tenir de tels propos aujourd'hui. »
« Nos concitoyens sauront la recevoir »
Marina Ferrari fait référence aux nouvelles insultes prononcées mercredi par Celeste Amarilla à l'encontre du buteur de l'équipe de France (elle l'a traité de « fils de p... » en pleine séance au sénat), elle qui avait initialement comparé Mbappé à un « abruti qui n'a même pas appris à écrire. » « Au lieu de téter le lait maternel, il tétait des noix de coco et les êtres les plus instruits qu'il ait jamais entendus étaient des chimpanzés », avait-elle écrit, des « attaques racistes » condamnées « avec la plus grande fermeté » par la ministre des Sports ce lundi.
Ce jeudi, le journaliste de France Info s'est lui demandé si Celeste Amarilla était encore la bienvenue en France, elle qui a récemment déclaré passer une partie de ses vacances à Courchevel ou encore à Saint-Tropez. « Nos concitoyens sauront la recevoir », a répondu Marina Ferrari, avant d'être relancée sur le sujet. « Alors écoutez, ce n'est pas à moi de dire qui doit rentrer ou pas dans le pays, a-t-elle souligné. En tout cas, la prochaine fois, si elle est identifiée comme telle, je pense qu'elle n'aura pas un accueil très chaleureux. »














