Jean Canesse, Media365 : publié le mercredi 15 juillet 2026 à 08h41
Le champion du monde 1998 a livré son analyse après France - Espagne (0-2) et il n'a pas épargné Aurélien Tchouameni, entre autres.
Privé de match lors de cette Coupe du monde 2026, TF1 n'ayant pas obtenu les droits de diffusion, Bixente Lizarazu est devenu un consultant régulier au fil du tournoi et l'ancien arrière gauche des Bleus a analysé, à chaud, l'élimination tricolore face à l'Espagne mardi soir (0-2). « La maîtrise technique de l'Espagne a été supérieure à celle de l'équipe de France. Ils nous ont privés de ballons. Voilà, collectivement, techniquement, c'est un autre niveau. Le jeu de passes, le jeu en triangle, les une-deux, c'est un autre moule par rapport à nous », a confié pour L'Equipe le champion du monde 1998.
S'il a évoqué des « énormes faillites individuelles » et parle d'un Michael Olise qui est « complètement passé à côté », 'Liza' a surtout noté la différence de niveau dans l'entrejeu. « Rodri a été fantastique, juge-t-il, et puis après, bon, ils te font entrer Pedri, Merino... Ils ont quand même du matos les gars. C'est là où ils font toute la différence. On s'est fait concasser au milieu. » Pourquoi ? Comment ? L'ancien Munichois a sa petite idée.
Tchouaméni a abandonné Rabiot, selon 'Liza'
« Aurélien Tchouameni, qui était blessé et qui est revenu, a été en dedans, trop sur la réserve, regrette-t-il, avant d'observer. A certains moments je l'ai vu en position de troisième défenseur central. Comment tu fais quand tu es tout seul ? Rabiot, en première période, il était tout seul pour se battre, pour aller chercher les ballons. Déjà qu'ils sont meilleurs que nous au milieu du terrain, en plus de ça on était en infériorité numérique parce que Tchouameni était dans une position vraiment très basse et tu te demandais même s'il n'était pas en gestion de son match. Ça a accentué cette impression de domination du milieu de terrain espagnol. »
Bixente Lizarazu ne fait pas de l'ancien Bordelais le seul responsable de la défaite, loin s'en faut, lui qui regrette par exemple l'absence de réaction des joueurs de Didier Deschamps. « On a été dominés totalement, on n'a pas eu de révolte et à aucun moment on n'a pensé qu'on était capables de revenir dans ce match, a-t-il relevé, avant d'évoquer le parcours global des Bleus. Je trouve que, jusqu'à présent, on n'avait pas eu une grande adversité. Là, on est tombé contre une équipe qui n'avait pas peur. (...) Si on a vu une telle différence, c'est qu'il y a l'Espagne qui a joué son football, qui a été forte sur ce qu'on savait d'elle, et nous qui sommes passés à côté de l'événement, avec des faillites individuelles mais aussi un collectif, finalement, qui n'était pas si fort, comparativement à celui de l'Espagne. »













