Jean Canesse, Media365 : publié le mardi 16 juin 2026 à 14h49
Alors que l'équipe de France entre en lice ce mardi face au Sénégal, Bixente Lizarazu estime que le 4-2-3-1 tricolore est loin d'être figé dans le marbre.
Didier Deschamps atteindra-t-il une troisième finale de Coupe du monde consécutive à la tête des Bleus ? Vainqueur en 2018, finaliste battu en 2022, le technicien quittera l'équipe de France à l'issue du Mondial 2026, au terme d'une expérience longue de 14 ans, et il rêve à n'en pas douter d'un second titre. Pour se faire, « DD » pourra s'appuyer sur une faculté bien précise selon Bixente Lizarazu : le sens de l'adaptation, qui est une autre façon de parler de remise en question.
« Il faut souligner la remarquable capacité de Deschamps à exceller dans les grands tournois. Il a du flair et une capacité d'adaptation exceptionnelle, a avancé ce mardi le champion du monde 1998 dans les colonnes de L'Equipe. Son pragmatisme tactique constitue aussi une immense force. Il avait su changer, juste après le premier match en 2018 pour aller au bout avec succès. » A l'époque, les Bleus avaient démarré avec Ousmane Dembélé et Corentin Tolisso comme titulaires contre l'Australie (Mondial 2018), mais les entrées d'Olivier Giroud et Blaise Matuidi avaient coïncidé avec la victoire tricolore (2-1). Le 4-3-3 de départ avait alors laissé la place au 4-2-3-1 jusqu'à la fin du tournoi et, huit ans plus tard, Lizarazu imagine bien une bascule inverse. Si besoin.
L'organisation défensive, « l'ADN naturel » de Deschamps
« Là, il est parti sur un 4-2-3-1 avec un quatuor offensif Olise-Dembélé-Doué-Mbappé, parce qu'il a probablement envie de le tenter par rapport à la profusion d'attaquants de talent à disposition, note l'ancien latéral gauche, avant de prévenir. Mais son ADN naturel reste d'avoir une équipe toujours bien organisée défensivement. Alors il n'hésitera pas à repasser en 4-3-3 s'il perçoit du déséquilibre et un manque de rigueur défensive. Et s'il doit ajouter un troisième milieu, il a des solutions avec Koné, Zaïre-Emery ou Kanté. »
Si Deschamps travaille ce système plus offensif qu'à l'accoutumée depuis des mois, et s'il a composé un effectif en conséquence avec neuf joueurs d'attaque (Barcola, Cherki, Thuram, Mateta et Akliouche sont les cinq pressentis pour démarrer sur le banc), des doutes subsistent quant à l'équilibre collectif des Bleus. Et à l'approche du match 1, deux autres questions reviennent régulièrement : Dembélé aura-t-il les jambes pour presser, courir comme au PSG ? Mbappé acceptera-t-il de participer au travail défensif ? Deux interrogations qui ne disparaîtront probablement pas avec un changement de système.














