Thomas Siniecki, Media365 : publié le vendredi 10 juillet 2026 à 14h40
Bientôt 28 ans jour pour jour après son titre mondial (ce sera dimanche) conquis sur le terrain avec Didier Deschamps, la légende d'Arsenal et des Bleus est un autre trait d'union.
Consultant sur place pour la télévision américaine, Thierry Henry est un suiveur particulièrement attentif du parcours de l'équipe de France durant ce Mondial 2026. Et lorsqu'il pénètre dans le vestiaire en costard après la qualification contre le Maroc, l'aura du troisième meilleur buteur de l'histoire (derrière Kylian Mbappé et Olivier Giroud, respectivement à 64, 57 et 51 buts) est d'autant plus importante que c'est lui qui, lors de son aventure olympique Paris 2024 conclue par une magnifique médaille d'argent, a lancé les carrières internationales de Michael Olise, Désiré Doué et Manu Koné. Soit trois des joueurs les plus importants des grands Bleus, un peu moins de deux ans plus tard... Il faut aussi y inclure Jean-Philippe Mateta, qui était presque la star principale à domicile lors de cet été 2024, Rayan Cherki et Maghnes Akliouche, rien que ça.
"Franchement les gars, je ne sais plus quoi dire"
Quand Manu Koné le croise, il lui donne d'ailleurs automatiquement du "coach" dans le plus grand respect, et l'attitude de l'ancien attaquant face à lui redevient immédiatement plus sévère. Tout en lui faisant part, bien entendu, de ses félicitations appuyées : "Là, je t'ai reconnu." A Kylian Mbappé, il lance carrément un "Franchement les gars, je ne sais plus quoi dire". Puis, seul face à la caméra, il juge encore le jeu de possession des Bleus extraordinaire, "mais c'est la capacité de récupération qui m'impressionne le plus" : "On sait très bien ce que l'équipe peut faire en possession, mais cette capacité de bien pouvoir garder le ballon dans le camp adverse, de continuer à faire suffoquer l'équipe adverse... Bravo 'DD', bravo l'équipe et les supporters aussi. J'étais en tribune et j'ai vu l'engouement, pourvu que ça dure, ça fait vraiment chaud au coeur et surtout de voir une équipe comme ça. Mais bon, on n'est qu'en demi-finales. C'est beau, attention ! Mais quand je dis qu'on n'est qu'en demi-finales, c'est pour aller plus loin."
A priori, vu le caractère des deux leaders Didier Deschamps et Kylian Mbappé, il n'y a pas de souci à se faire sur une éventuelle décompression. Et si c'est l'Espagne qui venait à se présenter au rendez-vous mardi, Thierry Henry et ses six vice-champions olympiques sauront sans doute se souvenir que c'est la Rojita qui avait brisé leur rêve en finale au Parc, au bout d'une suffocante prolongation (3-5).













