Bleus : Domenech revient sur la main de Henry contre l'Irlande, seize ans plus tard

Bleus : Domenech revient sur la main de Henry contre l'Irlande, seize ans plus tard ©Icon Sport, Media365

Thomas Siniecki, Media365 : publié le mardi 18 novembre 2025 à 23h09

Le sentiment reste toujours aussi étrange lorsqu'on repense au dénouement de ce France - Irlande, en barrages retour de qualification pour le Mondial 2010.

Le 18 novembre 2009 au Stade de France, Thierry Henry s'emmenait le ballon de la main avant de centrer pour la tête de William Gallas qui, en prolongation, égalisait à bout portant contre l'Irlande (1-1) et offrait ainsi la qualification aux Bleus pour la Coupe du monde. Raymond Domenech n'a pas varié son jugement sur l'affaire (pour L'Equipe) : "Je l'ai à peine vu cinq minutes dans le vestiaire, il me dit qu'il l'a un peu touchée quand même (sourire)... Mais on en rigolait, ça fait partie du jeu. C'est l'arbitre qui est à incriminer, pas Thierry Henry, que voulez-vous qu'il fasse ? Qu'il s'arrête et dise que non, il l'a touchée, et qu'on ne passe pas ? C'est lui qui se serait fait allumer par tout le monde !"

"C'était le diable"

Le sélectionneur de l'époque se souvient que son capitaine avait été vraiment perturbé par la lourde polémique qui lui tombait dessus : "Diego Maradona était devenu un dieu, et lui c'était le diable." Dans un premier temps, le coach des Bleus n'avait pas eu vent de la faute, à une époque où il n'y avait ni VAR ni ralentis sur les bancs de touche, bref une sorte de lointain Moyen-Age du football : "Je vais directement en conférence de presse, j'arrive devant un parterre de journalistes et tout le monde fait la gueule. Expliquez-moi, on est qualifiés ! J'apprends cette main, je réponds que je n'ai rien vu et que je suis désolé, on est qualifiés et c'est l'essentiel."

Ensuite, Raymond Domenech est toujours resté aussi effaré que l'opinion s'en prenne à ce point à ses Bleus : "Je l'ai dit et répété, en Italie, en Angleterre, en Allemagne, au Portugal ou en Espagne, ils auraient dit que c'était génial, super ! En Argentine c'était la main de Dieu, et nous on s'est fait massacrer." Une histoire si mal commencée ne pouvait que se finir en queue de poisson, même si on ne demandait pas non plus un Knysna...

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